[Coronavirus] Le détail de la progression des ventes de produits frais traditionnels

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Comme les PGC alimentaires, les produits frais traditionnels (PFT) voient leurs ventes progresser depuis l’arrivée du coronavirus. Moins faciles à stocker, leur croissance se fait à un rythme moins dynamique que celui des PGC même si la fermeture des marchés a favorisé leur croissance. L'analyse d'Iri. 

Les 2 premiers rayons en chiffre d’affaires des PFT, fruits et légumes et boucherie, sont en hausse
Les 2 premiers rayons en chiffre d’affaires des PFT, fruits et légumes et boucherie, sont en hausse© 123rf

Suite à la baisse de fréquentation des hypermarchés dans lesquels les 2/3 des ventes de PFT sont faites, les supermarchés assurent l’essentiel de la croissance. "L’appétence des shoppers pour le E-Commerce pendant cette période particulière offre aux acteurs une opportunité de répondre à la forte demande, les produits frais étant jusqu’à présent peu développés dans ce circuit", observe Emily Mayer chez Iri.

Les 2 premiers rayons en chiffre d’affaires des PFT, fruits et légumes et boucherie, sont en hausse, notamment sur cette 1ère semaine de confinement complet et strict, en phase avec les engagements des enseignes de soutenir les agriculteurs et éleveurs français. La poissonnerie, en revanche, subit la fermeture du rayon dans certains magasins et la baisse de l’activité pêche dans le pays.

"Les autres rayons, charcuterie traiteur et boulangerie, voient leurs ventes reculer fortement depuis le début de la période et de façon encore plus marquée sur la dernière semaine : la transition vers le rayon LS ou les boulangeries du commerce traditionnel étant relativement facile pour ces rayons, les magasins dans lesquels des tensions peuvent se faire sentir sur la charge des employés privilégient surement d’autres rayons", conclut Emily Mayer.

 
L’évolution des ventes des produits frais suit celle des PGC alimentaires. Moins évidents à stocker, les PFT sont moins dynamiques, notamment lors des pics suivant les allocutions du Président
 
Suite à l’annonce de la fermeture des marchés, les ventes de fruits et légumes se redressent nettement. La baisse de la fréquentation des hypermarchés impacte toutefois le rayon en fin de semaine mais à un niveau inférieur à celui des PGC alimentaires
 
Les supermarchés prennent le relais des hypermarchés, victimes principales de la baisse du trafic et sont le moteur de la croissance des produits frais
 
Boom des fruits et légumes en l’absence de marché
 
 
 
Charcuterie, boulangerie et poissonnerie en net recul depuis le début de la crise
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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