[Coronavirus] Des bailleurs de centres commerciaux réclament aussi écoute et soutien

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La Société des Grands Magasins, exploitante de centres commerciaux urbains dans plusieurs centres-villes, estime que l’effort de solidarité nationale ne doit pas porter sur les seuls bailleurs. Et alerte les pouvoirs publics sur le fait que si les mesures de confinement ont entraîné la fermeture d’une partie des centres, ils restent ouverts pour permettre l’accès aux magasins alimentaires. Tout en voyant leurs revenus par loyers drastiquement réduits.

La Société des Grands Magasins, créée en 2018, a pour ambition de revitaliser les centres commerciaux d’hyper centres-villes. Avec un parc de 6 centres : dont Okabe au Kremlin Bicêtre, près de Paris.
La Société des Grands Magasins, créée en 2018, a pour ambition de revitaliser les centres commerciaux d’hyper centres-villes. Avec un parc de 6 centres : dont Okabe au Kremlin Bicêtre, près de Paris.

Dans le légitime concert d’appels à la solidarité pour les commerçants privé de chiffre d’affaires, constaté la semaine dernière, la Société des Grands Magasins apporte un autre angle de vision puisqu’elle alerte aussi les pouvoirs publics sur l’impact de la crise du Coronavirus pour… les bailleurs des centres commerciaux ! Toutes ces sociétés propriétaires d’actifs dont l’activité et les investissements ne sont pas moins impactés. «Les bailleurs de centres commerciaux sont un maillon essentiel de la chaîne économique. Toute l’année, avec leurs équipes, leurs prestataires, leurs fournisseurs, ils travaillent et investissent pour l’aménagement et l’attractivité des centres et des cœurs de villes qui les accueillent, rappelle Frédéric Merlin, président de la Société des Grands Magasins précise. La situation actuelle où ils doivent maintenir l’activité au service de l’intérêt général, tout en voyant les revenus des loyers appelés à diminuer, pourrait, si elle se prolongeait, avoir des conséquences sérieuses sur leur capacité à maintenir leurs investissements dans le futur ». Rappelons que la Société des Grands Magasins, créée en 2018, se donne pour ambition de revitaliser les centres commerciaux d’hyper centres-villes. Avec un parc de 6 centres : Okabe au Kremlin Bicêtre, les Tanneurs à Lille, Espace Grand Rue à Roubaix, Espace Saint Christophe à Tourcoing, Porte Jeune à Mulhouse et la Galerie de l’Hôtel de Ville à Châlons-en-Champagne.

Difficultés spécifiques aux bailleurs, propriétaires et exploitants

Selon la Société des Grands Magasins, «les mesures de confinement décidées par les Pouvoirs Publics, pour des raisons sanitaires incontournables, ont entraîné pour les centres commerciaux une situation où les nombreuses boutiques et enseignes non alimentaires qu’ils accueillent sont fermées par obligation, alors même que les centres restent ouverts pour permettre l’accès de tous aux magasins vendant les produits alimentaires de première nécessité. Devant cette situation, le Gouvernement a annoncé des mesures qui peuvent répondre provisoirement aux difficultés de certains commerçants indépendants ou franchisés : reports de paiement de charge, fonds de solidarité pour les petites entreprises, garanties bancaires, facilitation du chômage partiel…. La Société des Grands Magasins, si elle partage bien évidemment l’objectif d’aider les commerçants à traverser cette période de crise, tient cependant à alerter sur les difficultés spécifiques de la situation pour les bailleurs, propriétaires et exploitants de centres commerciaux ».

Situation sensible pour les sites de centres-villes

En effet les bailleurs subissent directement les décisions des pouvoirs publics relatives au report de loyers. « Ces décisions peuvent évidemment se comprendre dans le cas de petites entreprises très en difficulté, et la Société des Grands Magasins étudie au cas par cas, les aménagements (suspension, mensualisations…) à apporter pour aider ses partenaires. Mais généralisées, ces mesures auraient un impact important sur les équilibres économiques des centres en faisant porter sur les bailleurs tout l’effort de solidarité nationale ». Dans les faits, les bailleurs continuent à supporter tous les frais (sécurité, maintenance….) nécessaires au maintien de l’ouverture des centres commerciaux afin de permettre au public d’avoir accès aux enseignes alimentaires. « Cette situation est particulièrement sensible pour les propriétaires de centres commerciaux de centres-villes qui jouent un rôle essentiel dans la crise actuelle en permettant aux consommateurs de faire leurs courses à proximité de leur domicile dans cette situation de confinement ».

Echanger sur la mise en place d’un accompagnement

Finalement, «c’est tout le mouvement de revitalisation des centres-villes encouragé par les élus qui pourrait à terme être affecté. Il est donc important qu’un accompagnement spécifique soit apporté à ces acteurs dans cette période difficile. » La Société des Grands Magasins reste à la disposition des pouvoirs publics, des organisations professionnelles et des représentants des commerçants « pour échanger sur ces sujets, trouver les meilleures solutions à la crise actuelle, afin de pouvoir relancer l’activité dans les meilleures conditions quand la crise actuelle sera terminée ».

 

 

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