[Coronavirus] Les courses du week-end font beaucoup moins recette au profit des autres jours

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Nielsen a observé que les achats alimentaires sont désormais étalés presque équitablement sur l’ensemble de la semaine. Ce qui implique une forte baisse de fréquentation et de chiffre d’affaires les samedi et dimanche.

La fréquentation des magasins a fortement baissé les samedi et dimanche pour différentes raisons liées à la crise sanitaire.
La fréquentation des magasins a fortement baissé les samedi et dimanche pour différentes raisons liées à la crise sanitaire.© © Gilles ROLLE/REA

Confinés chez eux, les Français modifient leur façon de faire les courses. Et comme l’observe Nielsen, "le samedi perd de sa superbe", puisque les consommateurs étalent désormais leurs sessions de course sur l’ensemble de la semaine. Le poids du samedi dans le chiffre d’affaires (PGC-FLS) généré est passé de 21,8 à 17,2%, un rééquilibrage au profit des autres jours de la semaine, exception faite du dimanche qui recule lui aussi (de 5 à 2,3%). Au final, le vendredi est même devenu le jour le plus important de la semaine. "Les ventes du samedi affichent un recul à deux chiffres depuis la mise en place du confinement, notamment du fait des grands hypermarchés, qui ont perdu le tiers de leur activité sur cette journée" explique Nielsen, qui pointe même que pour 150 magasins en France tous formats confondus (dont 40% se trouvent en région parisienne), "le samedi est même devenu la plus petite journée de la semaine. Un phénomène impensable il y a encore quelques semaines". Depuis le début du confinement, en France, la fréquentation moyenne des magasins a chuté de 23% le week end, avec un report important sur la période d'habitude plutôt creuse du lundi au jeudi.

 




Quant au chiffre d’affaires généré le dimanche, qui bénéficiait d’une forte hausse de l’ouverture dominicale depuis des mois, c’est un véritable coup d’arrêt. Le poids du dernier jour de la semaine dans les ventes hebdomadaires "a ainsi été divisé par 2 (et même par 3 pour les hypermarchés), ce qui bénéficie essentiellement au lundi. Seul le drive bénéficie aujourd’hui d’une vraie dynamique le dimanche" calcule Nielsen. Les nombreuses fermetures de magasin le dimanche, pour octroyer un jour de repos aux salariés ou remplir les magasins, expliquent en partie ce recul. Reste à savoir si ces tendances seront pérennes, ou s’effaceront avec la fin du confinement et des mesures exceptionnelles. Pour Daniel Ducrocq, directeur des services à la distribution de Nielsen, "le poids des jours dans les ventes hebdomadaires est à mettre en regard de l’accélération des ventes en e-commerce (drive et livraison à domicile) et en proximité. Ces circuits sont moins dépendants du samedi, et font en ce moment le plein de nouveaux clients. Reste à savoir si la crise économique qui suivra la crise sanitaire ne sera pas salutaire pour les enseignes d’hypers et de supermarche?s les mieux place?es en prix, fortes en marques propres et mieux disantes en promotion".


 

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