[Coronavirus] Natur’Halles quadruple son chiffre d’affaires en ligne avec Rapidle

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DossierVIDÉO Natur’Halles fait partie du millier de commerces de proximité qui a opté pour l’outil Rapidle afin de se lancer dans la vente en ligne. Un canal qui explose avec la crise sanitaire du Covid-19.

Natur'Halles a réduit à 300 références son assortiment pour les livraisons et le retrait en magasin.
Natur'Halles a réduit à 300 références son assortiment pour les livraisons et le retrait en magasin.

« Je les remercie tous les jours ! » sourit Rémi Langlois en évoquant Rapidle. Il y a un an, ce commerçant situé dans l’Est de la France, à Cosnes-et-Romain (54), a voulu se mettre à la vente en ligne. Le chef d’entreprise de Natur'Halles, spécialisé dans les produits frais, réalisait avant le début de l’épidémie 15 à 20 % de ses ventes via sa boutique en ligne développée par Rapidle. Depuis, pour faire face à la crise, il a décidé d’arrêter la vente en libre-service. Son activité par ce canal de vente représente à présent 80 % de son chiffre d’affaires, le reste étant dispatché entre les commandes en direct par mail (environ 15 %) ou par téléphone.

Comportements d'achats atypiques

« Avant la crise, Rapidle m’a permis de diversifier ma clientèle. Aujourd’hui, je n’ai pas forcément plus de clients mais les quantités commercialisées sont colossales… Aux premières commandes qui étaient plus lourdes que mon poids, j’ai crû que la plate-forme déraillait ! », se souvient Rémi Langlois.

Son témoignage en vidéo :

Comme dans les grandes surfaces alimentaires, les quantités vendues par personne ont aussi explosé aussi pour les magasins de proximité. "Les commandes sur les boutiques en ligne de Rapidle ont augmenté de 78 % par jour depuis le 13 mars et l'allocution du Président, confirme Steeve Broutin, co-fondateur de la solution lancée il y a quatre ans en France et en Belgique via une licence de marque. Il précise que les pharmacies, boucheries et boulangeries sont celles qui rencontrent le plus de succès, avec des paniers moyens qui s'envolent : " Dans les boucheries, la commande moyenne dépasse les 70 euros versus 25 euros auparavant, dans les boulangerie, la hausse du ticket est de 400 %, chez les primeurs, le montant de la commande double", détaille le CEO. Autre comportement d’achat atypique, certains clients anticipent des commandes de viande ou de boulangerie… jusqu'au mois de mai !

De cette situation hors du commun nait aussi d’autres évolutions pour Rapidle et les commerçants. Fini les étiquettes, Rapidle confirme la commande auprès du commerçant uniquement en ligne et par SMS. La société enregistre un pic d'activité avec « 30 à 40 de demandes par jour » de nouveaux commerces souhaitant se renseigner sur la solution. Sans compter ceux qui accélèrent la mise en route de la plate-forme, comme la Boulangerie de la Tour d’Argent à Paris qui a adopté la solution en moins de 48 heures.

Accélération vers LA LIVRAISON

« La crise accélère la mise en marche de la livraison dans les commerces indépendants », analyse Steeve Broutin. Sur cette solution, les commerçants peuvent recourir à Stuart (groupe La Poste) pour gérer la livraison, mais cette possibilité n’est pas valable partout sur le territoire. Ce qui suppose au magasin de livrer lui-même et/ou d’organiser le retrait en magasin. Une diversification qui suppose aussi une nouvelle façon de gérer les stocks. Là aussi, Rapidle assure avoir un modèle adapté à ces petits magasins alimentaires.

Adapter les commandes au stock du détaillant

Côté clients, la prise de commande s’adapte au stock du détaillant. Un consommateur commande 12 baguettes ? Le créneau de livraison proposé est alors repoussé d’une heure a minimum en fonction des paramètres choisi par l'artisan afin de lui laisser le temps de produire son pain. La solution intègre également sur le site les quantités disponibles et affiche les ruptures en temps réel, afin d’éviter les déconvenues au moment de la livraison…Autre possibilité appréciée, certains produits ne peuvent être commandés que pendant des plages horaires spécifiques, pour éviter à un pâtissier de réaliser trop de gâteaux longs à préparer en semaine ou au boulanger de devoir fabriquer de nouveaux sandwichs en fin de journée par exemple.

Les marchés, les villes, et bientôt des départements

La solution est dans le viseur de nombreuses structures. A ce jour, plus de 1000 commerçants ont choisi de digitaliser leur activité via Rapidle, qui dispose de son appli mobile et met en place une plate-forme pour chaque commerce qui est propriétaire de son site, moyennant un abonnement mensuel. Le cofondateur discute également avec des structures comme des chambres d’Agriculture ou des  chambres de commerce et de l"industrie pour créer des plates-formes à l’échelle de villes ou de départements et regrouper ainsi l’ensemble des acteurs locaux de l’alimentaire situés sur un même territoire. Le 6 avril, la première plate-forme départementale de Seine-et-Mare a ainsi vu le jour grâce à la solution. Le site Vivons local, bati avec l'Union des Maires 77 et de l'Association des Maires ruraux, permet à de nombreux commerces du 77 de proposer un service de livraison et de cllick and collect.


Les producteurs vendant sur les marchés se laissent aussi convaincre par la solution : « Les arrêtés préfectoraux permettent à certains marchés de rester ouverts pendant l’épidémie. Notre solution leur permet d’avoir des commandes déjà payées qu’ils préparent. Le jour du marché, ils n’ont plus qu’à distribuer les livraisons, c’est un gain de temps pour tous », soutient Steeve Broutin.

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