[Coronavirus] NoFilter transforme les fruits et légumes invendus...particulièrement en ce moment

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NoFilter, jeune start-up dédiée à la transformation de fruits et légumes invendus en jus, souhaite apporter son aide aux agriculteurs, maraîchers et arboriculteurs qui ne réussissent pas à écouler leur production en cette période très particulière. 

Marin Mulliez est le fondateur de NoFilter.
Marin Mulliez est le fondateur de NoFilter.

L’épidémie de coronavirus et le confinement rendent la situation des producteurs de fraises, de tomates et de bien d’autres fruits et légumes difficile. Manque de main d’œuvre pour certains dont les récoltes commencent. Manque de débouchés pour d’autres depuis que la plupart des marchés sont fermés. Dans ce contexte tendu, NoFilter, jeune marque de jus de fruits, souhaite venir en aide aux producteurs en difficulté. Marin Mulliez, fondateur de NoFilter en 2016 et membre d’une branche éloignée de la famille Mulliez de la galaxie Auchan, a écrit à toutes les chambres d’agriculture pour faire connaitre sa solution. Car, comme Nicolas Chabanne avec ses fruits moches et son lait qui rémunère bien l’agriculteur, ce jeune entrepreneur valorise les invendus en fruits et légumes en les transformant en jus. Pour cela, il a construit avec quatre associés tout un écomodèle allant de l’achat de fruits et légumes au prix juste jusqu’à la commercialisation qu’il assure lui-même. L’un des associés, Bastien Debryun, assure la transformation des végétaux dans son atelier adapté au bio et au conventionnel. Celui-ci est basé non loin de Chinon.

Transition écologique

En temps normal, au moins 5 à 10% d’une exploitation de fruits ou de légumes file à la benne chaque année parce que ce pourcentage ne correspond pas au standard de « beauté » voulu par certains consommateurs ou en raison d’aléas climatiques qui ont endommagé la récolte. C’est à l’origine pour valoriser ces écarts que Marin Mulliez, diplômé de l’ESCP, a eu l’idée de NoFilter. Si les années 2018 et 2019 lui ont permis de peaufiner son modèle économique et de tester ses recettes, 2020 sera l’année du test commercial en grandeur nature. Ses jus devraient arriver dans 250 Carrefour Proxi peu après la fin du confinement ainsi que dans d’autres enseignes. L’entrepreneur a développé sa fibre sociale et agricole lors d’un stage d’un an passé chez Harmless Harvest, société de San Francisco (Etats-Unis) qui commercialise de l’eau de coco sous cette marque et rémunère correctement les agriculteurs thaïlandais qui lui fournissent les noix de coco. De retour en France, Marin Mulliez souhaitait "utiliser cette expérience qui mariait business et valeurs humanitaires, dit-il. Je suis parti à la rencontre d’agriculteurs français pour mieux comprendre leurs problématiques et voir comment je pouvais aider au cours de leur transition écologique».

 

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