Services & Livraison

[Coronavirus] Le caviste Nysa opte pour la livraison express de Stuart

|

Dossier Le caviste qui regroupe 55 boutiques à Paris s'est vu contraindre de fermer ses points de vente suite au confinement imposé en France. L'entreprise a noué un partenariat avec Stuart, spécialisé dans la livraison express, pour pouvoir poursuivre son activité.  

Le distributeur s'est vu contraint de geler l'activité commerciale de l'enseigne et a dû fermer temporairement les 55 boutiques de la franchise, située en région parisienne.
Le distributeur s'est vu contraint de geler l'activité commerciale de l'enseigne et a dû fermer temporairement les 55 boutiques de la franchise, située en région parisienne.© Nysa

"On a du tout fermer. Pour la sécurité des consommateurs mais aussi pour nos salariés." A situation exceptionnelle, dispositif exceptionnel.  Louis Gad est le directeur général de Nysa. Un réseau de cavistes fortement mis à mal par la crise du coronavirus et la décision du confinement, effective en France depuis le 16 mars dernier. Face à ces circonstances, le distributeur s'est vu contraint de geler l'activité commerciale de l'enseigne et a dû fermer temporairement les 55 boutiques de la franchise, située en région parisienne.

Outre les recommandations sanitaires imposées, l'entreprise a fallu également composer avec le droit de retrait invoqué par le personnel de l'entreprise. Le caviste s'est vu alors dans l'obligation de résoudre une équation : mettre en place un système de livraison tout en respectant les mesures sanitaires préconisées par le gouvernement et appliquer les gestes barrières. Pour réagir à cet arrêt brutal de l'activité, le commerçant s'est mis à la recherche de modes de livraison alternatifs : " Nous travaillons avec Deliveroo, notamment. Cependant, on se fermait la porte à des clients qui pouvaient adresser une livraison pour remercier un médecin une heure après une téléconsultation, par exemple", poursuit Louis Gad.

Dispositif d'urgence

Ce pourquoi, le distributeur a noué un partenariat avec Stuart, spécialiste de la livraison express. L'alliance est opérationnelle depuis le 20 mars 2020. Le dirigeant se déclare séduit par la simplicité de l'utilisation de la solution : " On créé une compte en une demi-heure. Dans l'interface, il suffit d'inscrire l'adresse de départ et de livraison. On obtient le prix de la vente instantanément." Il reconnaît également que ce mode de livraison s'avère avantageux du point de vue économique et écologique. "On a sélectionné des points de dépôt parmi certains de nos magasins dans un rayon de 5 kilomètres suivant le périmètre du prestataire de livraison. De même, "on fixe la livraison à six bouteilles maximum pour les clients", abonde le directeur général de Nysa.

L'enseigne a aussi instauré un mode de paiement nouveau: pour répondre à plusieurs problématiques : "demander au client un RIB puis un justificatif de domicile. Une copie par mail,…cela devient compliqué. Le process avec les banques étant également lourd". Sans compter que l'utilisation du TPE se trouve, elle aussi, problématique, pour des raisons sanitaires mais aussi de sécurité : "même si nous manipulons l'appareil, nous devons demander le numéro de carte bleue au consommateur. Le commerce n'est pas sécurisé."

Limiter la casse

Ce pourquoi Stuart a mis en relation l'enseigne avec iZettle, filiale de PayPal. Les commerçants et pharmacies, inscrits à l'offre du prestataire de livraison peuvent désormais prendre des commandes par téléphone, valider les paniers et envoyer un lien de paiement sécurisé par SMS, Whatsapp Business ou Messenger à leurs clients correspondant aux achats réalisés via l’application iZettle Go. Une fois le paiement validé, le commerçant ou le pharmacien reçoit une confirmation et n’a plus qu’à lancer la livraison via l’interface de Stuart.

Pour Louis Gad, cette opération fut aussi simple : Son compte a été créé en 24 heures, ce qui lui a permis d'adresser un lien de paiement aux clients tout en obtenant l'accusé de réception dans la foulée. Et enclencher la livraison. "Un client qui effectue une commande à 16 heures, effectue le paiement un quart d'heure plus tard et obtient la livraison dans l'heure qui suit", pointe-t-il.  Bon gré mal gré, ce dispositif d'urgence permet à l'enseigne de maintenir son activité : "Nous réalisons 10% du chiffre d'affaires avec ça. Soit 15 ventes par jour, 40 en période de pics le week-end" estime le commerçant.  

De là à envisager une sortie de crise ? "J'espère rouvrir au mois de mai, en espérant que les gens auront le cœur de sortir. Peut-être que nous adapterons nos horaires également. Pour moi, il est acquis que nous serons fermés tout le mois d'avril" conclut-il. Cet épisode a aussi  permis au dirigeant d'entamer une réflexion sur les modes de livraison alternatifs, une fois la période de confinement passée.  D'abord sur Paris, mais ensuite sur Strasbourg, Marseille et Toulouse.

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Eaux, sodas, jus, bières, vins, liqueurs et spiritueux : chaque semaine recevez les dernières infos et nouveautés du rayon Boissons.

Ne plus voir ce message