Cosmétiques : la DGCCRF fait la chasse aux conservateurs interdits

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La DGCCRF a réalisé une enquête ciblée de recherche de produits cosmétiques susceptibles de contenir de la methylisothiazolinone et de l’isobutylparabène, deux conservateurs aujourd’hui interdits. Celle-ci a confirmé que des produits contenant l’un de ces conservateurs étaient toujors commercialisés. Selon les cas, fabricants et distributeurs sont en cause.

La DGCCRF a trouvé de nombreux cosmétiques dans les rayons contenant des conservateurs interdits (MIT, isobutylparabène).
La DGCCRF a trouvé de nombreux cosmétiques dans les rayons contenant des conservateurs interdits (MIT, isobutylparabène).© chaoss/fotolia

Suite à l’article d’UFC-Que Choisir de juin 2017 pointant 23 cosmétiques contenant des substances interdites, la DGCCRF a complété son plan de contrôles annuel et mené une enquête ciblée de recherche de produits cosmétiques susceptibles de contenir de conservateurs prohibés. En l’occurrence, il s’agit de la methylisothiazolinone (MIT) interdite depuis le 12 février 2017 et de l’isobutylparabène interdit depuis le 30 juillet 2015 en raison, notamment, des réactions allergiques que ces substances peuvent causer.  

Erreur d'étiquetage

L’enquête de la DGCCRF a montré que des cosmétiques contenant ces conservateurs interdits étaient toujours commercialisés et a cherché à connaître les responsables. « De nombreux lots portaient en fait d’anciennes étiquettes mentionnant la présence de substances interdites alors même que les produits avaient été reformulés et n’en contenaient plus. Il s’agit là d’une négligence dans la mise en œuvre des nouveaux conditionnements », explique la DGCCRF dans un communiqué de presse.

Faute des fabricants

Mais dans certains cas, les produits contenaient vraiment de la MIT ou de l’isobutylparabène. Pour une partie des infractions, la faute vient des fabricants. « Certains fabricants n’ont pas toujours informé de manière claire et complète leurs distributeurs de l’interdiction de commercialiser les produits contenant de la IT depuis le 12 février 2017. Par ailleurs, si une partie des fabricants avaient anticipé l’interdiction de ce conservateur et modifié en amont la composition de leurs produits, d’autres se sont efforcés d’écouler leurs stocks jusqu’à une date très proche de l’entrée en vigueur de cette interdiction. Deux fabricants ont même poursuivi l’utilisation et la commercialisation de ces conservateurs interdits dans la formulation de leurs produits cosmétiques. Des procès-verbaux d’infraction seront transmis prochainement à la justice », annonce la DGCCRF.

Erreur des distributeurs

Pour une partie des infractions, la faute vient des distributeurs. « Certains distributeurs, notamment des gérants de commerces de type « bazar », avaient une connaissance parfois limitée de la réglementation applicable aux produits cosmétiques. Ils ont par ailleurs souvent indiqué ne pas avoir reçu de consignes de retrait de la part de leurs centrales d’achats ou de leurs fournisseurs. Leurs obligations réglementaires leur ont été rappelées par le biais d’avertissements », souligne la DGCCRF. Au vu des résultats obtenus, et du nombre particulièrement important de références contenant des substances interdites retrouvées dans les rayonnages, la DGCCRF va maintenir une vigilance renforcée sur ces sujets.

 

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