Création d’une "cagnotte de solidarité" pour mieux distribuer les produits invendus

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Les Gueules cassées, ce collectif qui s’est fait connaitre avec des produits à dates courtes ou avec des défauts visuels vendus moins chers, proposent une sorte de taxe sur l’étiquette. L'objectif ? Reverser cette cagnotte aux associations pour qu’elles puissent récupérer les produits invendus de la grande distribution. 

Ce sticker est proposé à tous les distributeurs, la marge dégagée de ces produits sera redistribuée aux associations agréées.
Ce sticker est proposé à tous les distributeurs, la marge dégagée de ces produits sera redistribuée aux associations agréées.

Comment lutter contre la gaspillage alimentaire? Nicolas Chabanne, fondateur des Gueules cassées, a une nouvelle solution pour tenter d'y parvenir. Car les quantitées non vendues sont encore colossales: 600 000 tonnes de produits sont gaspillés tous les ans en grandes surfaces. Sur cette masse d’invendus, à peine 10% (60 000 tonnes) sont redistribués aux associations de terrain.

L’Assemblée nationale ient de son côté de créer un groupe de pression qui vise à obliger les grandes surfaces à redistribuer ces produits non vendus. Objectif louable peut-être, mais les moyens pour y parvenir ne sont pas à la hauteur  :« Aujourd’hui, les associations alimentaires n’ont pas les moyens logistiques et financiers pour gérer ces produits, il faut leur en donner les moyens », assure Nicolas Chabanne

Un repère contre le gaspillage alimentaire

Pour pouvoir distribuer ces denrées exclues des linéaires, les Gueules Cassées recyclent leur logo de la pomme édentée en retirant leur nom. L'objectif? Créer un repère en rayon contre le gaspillage alimentaire grâce à l'étiquette « Bon à consommer, pas à jeter ». 50% des revenus liés aux ventes de ces produits seront reversés directement aux organismes agréés pour la collecte de produits invendus. Pour les consommateurs, ces produits sont déjà vendus de 30 % à 70 % moins chers que les produits standards.

Le montant de cette « cagnotte de solidarité » n’est pas encore fixé mais Nicolas Chabanne a déjà fait ses calculs : « En majorant d’un centime le prix des étiquettes, nous pourrions récoltés 10 millions d’euros pour les associations, sachant que plus d’un milliard de produits ne sont pas aujourd’hui valorisés », explique-t-il.

Depuis le mois de décembre, des tests sont réalisés en magasins. 600 points de vente Franprix sont déjà engagés dans cette démarche, des commerces de proximité et plusieurs indépendants participent également à cette opération. Au total,  2,5millions d'étiquettes ont déjà été commandées !

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