Crise agricole : les producteurs s'en prennent à des supermarchés dans l'Ouest

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Dossier Près de 200 supermarchés dans l'Ouest de la France ont fait l'objet de dépôts de détritus, de tags et de blocages de la circulation, pour réclamer un partage des marges et une révalorisation du cours des viandes et du lait. Les enseignes avaient pourtant fait connaître lors de réunions au ministère de l'Agriculture leur volonté d'augmenter les prix d'achat, sans réussir à calmer les éleveurs. 

Les supermarchés ont reçu la visite des producteurs en fin de nuit
Les supermarchés ont reçu la visite des producteurs en fin de nuit

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Les crises agricoles qui touchent les filières viandes et le lait ont donné lieu dans la nuit de dimanche à lundi 22 juin à de multiples manifestations devant les supermarchés et les hypermarchés du Grand Ouest. Les enseignes Lidl, Leclerc, Hyper U et Carrefour ont vu leurs murs tagés et des détritus déposés, ainsi que de larges banderolles réclamant une révalorisation des cours et un meilleur partage des marges. Près de 200 magasins ont été visités. 

Crise sur crise

Depuis 15 jours, des réunions sont organisées au ministère de l'Agriculture par le ministre Stéphane Le Foll, avec des représentants de l'ensemble de la filière, producteurs, coopératives, industriels et distributeurs. Toutes les réunions se sont conclues par un accord de revalorisation des cours. Intermarché et Leclerc ont annoncé, par voie de communiqué ou via le blog de Michel-Edouard Leclerc, des hausses du prix d'achat du porc de 5 centimes par kilo. Les autres enseignes ont promis de suivre la même voie, mais Intermarché regrettait d'avoir été le seul à passer à l'acte, la semaine dernière. 

Pas de dégâts

La réunion pour la crise bovine avait abouti aux mêmes engagements de revalorisation, tout comme celle pour le lait, mais les chiffres de hausse n'avaient pas été communiqués comme le porc. Pour le boeuf, le ministre a mis la main à la poche, par des exonérations de charges et de taxes. L'affaire semblait donc entendue, mais visiblement, les agriculteurs de l'Ouest n'entendent pas relâcher la pression sur la grande distribution. D'après les observateurs, les actions comptent parmi les plus importantes des dernières années, même si aucun dégât majeur n'est à déplorer, comme c'était le cas lors des grandes manifestations de 2009.

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