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Crise du lait : de possibles solutions dans la semaine ?

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Après les sonnettes d’alarme tirées par la Fédération nationales des producteurs laitiers (FNCL), la Fédération nationales des industries laitières (FNIL), c’est au tour des éleveurs laitiers de se faire entendre.

Les négociations commerciales sur le prix du lait devraient s'achever jeudi
Les négociations commerciales sur le prix du lait devraient s'achever jeudi

« Dès demain matin, nous allons nous inviter au box des négociations entre distributeurs et transformateurs » et tout particulièrement chez Leclerc et à Carrefour, a annoncé Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche spécialisée de la FNSEA.

Alors que les négociations sur le prix du lait s’achèvent jeudi, les éleveurs ont appelé la grande distribution à prendre leur responsabilité pour l’année à venir. En effet, face à la forte demande en produits laitiers des pays émergents, les cours ont flambé d’environ 10 %. Parallèlement, les distributeurs, qui se livrent une guerre des prix sans limite, ont ainsi fait baisser les tarifs de 1 % en magasins, étranglant ainsi industriels et producteurs dans cette spirale déflationniste.

Le débat autour du prix du lait devrait être au centre du Salon de l’Agriculture qui a ouvert ses portes samedi à Paris, en présence de François Hollande. Pourtant, si le gouvernement avait nommé un médiateur en mai dernier pour essayer de trouver une solution à cette crise, les pouvoirs publics n’ont pas une grande marge de manœuvre sur ce sujet. Benoit Hamon, le ministre de la Consommation, a tout de même pris part au débat : « je travaille à ce que ces hausses soient répercutées, et appelle les enseignes à jouer le jeu ».

Michel-Edouard Leclerc a réagi aux propos de la FNIL sur son blog et stipule avoir bien accepté les hausses de prix du lait par rapport à l'an passé. « Et quand je parle d‘achat à la hausse, c’est y compris par rapport aux tarifs issus de la médiation l’an dernier ! a-t-il précisé. Les distributeurs n’achètent pas le lait à la ferme. Mais je sais combien l’enseigne E.Leclerc achète le lait aux industriels. Alors je pose la question : pourquoi les éleveurs ne s’y retrouvent pas ? »

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