Crise du lait, pas de solutions concrètes

À l'issue de la réunion sur la crise du lait, qui s'est tenue le 10 octobre, entre les ministres Stéphane Le Foll, Guillaume Garot et l'ensemble des acteurs de la filière lait, aucune issue n'a été trouvée. Le gouvernement appelle à la création d'un dialogue pour sortir de l'impasse.

Le dossier traîne depuis des mois et il est pourtant loin d'être bouclé. Stéphane Le Foll, ministre de l'Agricuture et de l'Agroalimentaire, et Guillaume Garot, ministre délégué à l'Agroalimentaire, ont organisé, le jeudi 10 octobre, une nouvelle table ronde avec l'ensemble des acteurs de la filière lait pour trouver un dénouement à cette crise qui dure.

Au printemps dernier, le médiateur, nommé par le gouvernement, avait recommandé une revalorisation du prix de 25 € les 1 000 litres de lait pour permettre aux éleveurs de couvrir la hausse des coûts de production. Au sortir de la réunion, les éleveurs, les transformateurs et le gouvernement ont appelé la grande distribution à prendre en compte les hausses du prix du lait en 2013 dans la renégociation des contrats de 2014, mais aucune solution concrète n'a été trouvée.

Maintenir la production française sur le territoire

Or, l'horizon est loin d'être radieux. Selon les participants, le marché des produits laitiers devrait rester orienté en 2014 sur des tendances similaires à celles de 2013. « Afin que les producteurs puissent bénéficier de cette évolution, il est nécessaire que les hausses accordées par les distributeurs à la suite de la médiation soient intégrées dans la base de négociation entre industriels et distributeurs en 2014 », indique le ministère. Les acteurs de la filière ont estimé important le maintien de la production laitière française sur le territoire. Ils ont reconnu les risques que les relations commerciales tendues faisaient courir sur l'ensemble de la filière. « Ces relations nuisent à la performance économique de la filière. Il faut sortir de cette logique conflictuelle pour valoriser nos atouts », explique Guillaume Garot.

Les relations commerciales conflictuelles nuisent à la performance économique de la filière. Il faut sortir de cette logique pour valoriser nos atouts.

Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire

Préserver tous les intérêts

Ainsi, producteurs et transformateurs veulent partir sur des bases commerciales saines pour préparer 2014. Stéphane Le Foll invite à créer un dialogue pour construire un esprit de filière. « La médiation du printemps dernier a prouvé qu'il est possible de nouer un dialogue entre les maillons des filières, afin de trouver des solutions préservant les intérêts de tous face à des situations difficiles », ajoute-t-il. Si les différentes fédérations d'industriels et de producteurs se sont exprimées à l'issue de la réunion, la distribution, via la Fédération des entreprises de commerce et de distribution (FCD), n'a pas pris part au débat. La filière a décidé de se rencontrer une nouvelle fois le 12 décembre, pour poursuivre les discussions.

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Article extrait
du magazine N° 2292

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