Crise en Grèce : vers un plongeon vers le chaos, avec le non au référendum

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Le premier ministre Alexis Tsipras a appelé dans une discours télévisé les Grecs à refuser les exigences des autres pays de la zone euro (Eurogroupe) et à voter non au référendum. Le pays risque de sombrer dans le chaos. D'ores et déjà, les exportateurs de bovins et de viandes s'inquiètent du risque d'effondrement de l'économie grecque. 

Drapeau grec

La tension est extrême entre l'Union européenne, le FMI et le gouvernement grec, et les conséquences économiques commencent déjà à se faire sentir, y compris en France. Le Premier ministre, Alexis Tspipras, en appelant les Grecs à voter non au référendum et parlant de chantage des autres pays de l'Union, risque de plonger son pays dans le chaos. En France, les exportateurs de viande, qui représentent environ 10 % des exportations en Grèce, pour un montant de l'ordre de 300 millions d'euros, craignent un effondrement rapide des commandes, alors que la filière est déjà en grande difficulté avec l'embargo russe qui a fait plonger les cours partout en Europe. Le gouvernement, qui ne sait plus quoi faire pour sortir la filière de la crise, ne pourra pas éternellement demander aux enseignes de servir de bouclier aux crises venues en grande partie de de l'extérieur.  

Des semaines pour recréer la drachme 

Mais l'incertitude qui règne pour la population grecque est sans doute beaucoup plus dramatique. Nul ne sait comment le pays peut sortir de la situation où il se trouve. La Grèce ne peut plus emprunter, et pourrait sous peu ne plus pouvoir faire fonctionner l'économie, payer les fonctionnaires, les retraites ou maintenir le système de santé, déjà martyrisé. Les banques sont fermées, et nul ne sait, si elles réouvrent, si elles pourront assurer que les avoirs des Grecs sont protégés de la tourmente. Les spécialistes assurent qu'il faudra des semaines pour que la Grèce puisse à nouveau battre sa propre monnaie, en revenant à la drachme. Et celle-ci, évidemment, dévissera totalement par rapport à l'euro. La situation est totalement inédite. L'économie, la consommation, la distribution risquent de chuter. Les touristes ont déjà été contraints de partir avec du liquide, ce qui n'est pas sans risque non plus pour la sécurité des personnes. Les Grecs qui le peuvent en ont fait autant en se précipitant aux guichets des banques, mais les sommes retirées ne permettront de tenir qu'un temps. Et même si un accord de dernière minute était trouvé, la confiance entre les institutions européennes et la Grèce aura été tellement mise à mal que le pays n'aura plus beaucoup de marges pour négocier dans le futur, pour obtenir des aides. Et le référendum, qu'il aboutisse à un oui ou à un non, n'y changera plus grand chose. 

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