Daniel Bernard défend sa stratégie

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Consolider l'international et regagner du terrain en France : pour Daniel Bernard, son président, invité d'un petit déjeuner LSA, le groupe Carrefour gagnera sur ces deux fronts en continuant à se battre sur les prix sans relâcher l'impulsion novatrice.





Salle comble pour Daniel Bernard, lors du petit déjeuner organisé par LSA, le jeudi 23 septembre. Le prési-dent de Carrefour était plus que jamais attendu sur sa stratégie. Celle, surtout, qui doit enrayer les pertes de part de marché de ses hypermarchés en France. « Le fait est que sur la dernière période, nos hypermarchés n'ont pas réussi à accrocher la tendance de redressement que nous avions enregistrée avant l'été, a-t-il reconnu sans se dérober. Il n'y a pas à chercher d'excuses. Il faut nous demander : que faire ? » La réponse est claire : encore et toujours « investir massivement et avec détermination » sur les prix.



S'adapter aux évolutions du consommateur



Une tâche forcément compliquée par la loi Galland, qui a eu pour conséquence, fait observer Daniel Bernard, de créer « un décalage prix de plus en plus important entre les produits des marques nationales et ceux des produits contrôlés. Il faut que ce décalage arrête de se creuser : les produits des marques ne doivent pas devenir des produits de luxe, ni les hypermarchés des boutiques de luxe » ! Et de se déclarer « favorable à une remise en cause en profondeur de la loi Galland, mais par le dialogue avec les fournisseurs ». Parallèlement, et c'est l'une des leçons que Car-refour France peut tirer de ses multiples expériences interna-tionales, il faut continuer à s'adapter aux perpétuelles évolutions du consommateur. « Nos hypermarchés sont en révolution culturelle permanente », a assuré Daniel Bernard, évoquant les exemples du rayon EPCS (LSA n° 1874), réorganisé aujourd'hui autour de la convergence numérique, et celui du textile, appelé à se développer encore.



Les autres formats du groupe sont d'ailleurs tout autant concernés par cette effervescence : les supermarchés Champion, qui se développent sur différents schémas, urbains, ruraux ou celui du petit hypermarché ; les surfaces de proximité, qui lorgnent du côté des convenience stores ; ou les supérettes, qui n'hésitent plus à braver frontalement des magasins de hard-discount. « Nous sommes aussi en forte demande de mètres carrés, car toutes nos expériences montrent qu'un apport de surface se traduit toujours par une augmentation de chiffre d'affaires. » Une revendication qui s'applique autant aux supermarchés qu'aux hypermarchés, déjà affichée publiquement à plusieurs reprises « et qui profite aussi au PME ».



Au-delà de ce « pays compliqué qu'est la France », le second défi du groupe Carrefour est de réussir sa consolidation internationale. « Nous ne sommes plus dans la phase de conquête des années 90. Sans exclure les acquisitions tactiques, nous travaillons à améliorer le rendement de nos positions à l'étranger. » Avec cet atout majeur, le savoir-faire des équipes en place : « Carrefour dispose des équipes idéales dans chaque pays. » L'autre arme internationale pourrait venir d'un renforcement du non-alimentaire, notamment par le développement des marques propres. « C'est une politique qui exige des volumes très importants, que nous sommes désormais en mesure d'assurer à la taille de l'Europe ou de l'Asie. » Daniel Bernard ne s'en cache pas : beaucoup d'évolutions restent possibles dans ce domaine.





 




 







 

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Article extrait
du magazine N° 1875

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