Marchés

Daniel Tirat, directeur général des 2 vaches « Le bio ne doit pas subir la guerre des prix »

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LSA - Les produits bio en GMS, dont l'ultrafrais, sont en moyenne 15 à 30% plus chers que les conventionnels. Les consommateurs sont-ils prêts, en période de crise, à allouer un budget onéreux sur ces postes ?

Daniel Tirat - Les consommateurs ont besoin de transparence et veulent être rassurés. C'est la raison pour laquelle la demande de produits bio augmente. Notre offre est en moyenne 30% plus chère que la conventionnelle car nous proposons des produits sains avec de grandes qualités organoleptiques. Le consommateur doit comprendre que lorsqu'on remplace la chimie par de la main-d'oeuvre, ça a un prix. Et derrière, il y a toute une logique de filière qu'il ne faut pas dévaloriser. Les distributeurs ne doivent pas mener une guerre des prix sur le bio comme sur le conventionnel, car ça serait destructeur.

LSA - Le marché de l'ultrafrais bio est en croissance. Quelles sont les perspectives ?

D. T. - Le segment de l'ultrafrais bio a doublé en quatre ans et représente aujourd'hui 3% du total UF, avec 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les 2 Vaches (20% de part de marché valeur sur le bio UF) a généré 66% de la croissance du segment. Il y a encore de belles perspectives de croissance sur ce marché qui pourrait atteindre 8 à 10% du total ultrafrais à moyen terme.

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