Dans un contexte de crise agricole persistante, les coopératives maintiennent le cap

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Avec un chiffre d’affaires de 85,9 Mds € pour un résultat net global de 1,06 Mds € en 2015, la coopération agricole française réussit à maintenir son activité, malgré un contexte difficile.

Michel Prugue, président de Coop de France
Michel Prugue, président de Coop de France©Laetitia Duarte

Ce jeudi 8 décembre 2016, Michel Prugue, élu il y a tout juste un an à la présidence de Coop de France, s’est livré, aux côtés de Pascal Viné, délégué général de la structure, à la présentation du bilan économique et financier des coopératives agricoles et alimentaires et a fait un point sur l’évolution du périmètre coopératif.

Celles qui pèsent 40% de l’industrie agroalimentaire en France et détiennent un tiers des marques de grande consommation affichent un chiffre d’affaires de 85,9 Mds € pour 2015 pour un résultat net global de 1,06 Mds €. Pour autant, avec un taux de marge (ratio EBE sur chiffre d’affaires) de 3,87%, force est de constater la faible rentabilité des entreprises coopératives comparée à d’autres secteurs comme la construction aéronautique et spatiale (8,8%) ou les services financiers (15%).

Certes, cette situation n’est pas nouvelle et c’est d’ailleurs ce qui incite les coopératives à poursuivre leur réorganisation en vue de répondre aux attentes du marché, et en particulier  à l’international. De fait, au cours des 11 premiers mois de l’année 2016, 67 opérations de croissance externe ont eu lieu, dont 22 entre coopératives. Au total, le volume des acquisitions a atteint 1,1 Mds € en 2016, soit 450 M€ de plus qu’en 2015.

Dans un contexte de crise agricole persistante qui touche notamment les filières céréalière, bovine et laitière, les coopératives agricoles et alimentaires parviennent donc à maintenir leur activité. Mais à quelques mois des élections présidentielles, Coop de France entend bien peser dans le débat public afin de faire reconnaître les spécificités des entreprises coopératives.  L’obtention du CICE, l’allègement des normes ou encore le développement d’outils permettant d’accompagner les producteurs confrontés à l’hyper volatilité des cours des matières premières figurent en bonne place dans le cahier des doléances.

 

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