Darty et la Fnac, comment les deux grandes enseignes du multimédia s’agitent pour contrer Amazon

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La période de Noël est propice aux rétrospectives. Une fois encore, Amazon aura fait la une et créé le buzz à de multiples reprises en cette année 2014. Ce qui ne veut pas dire - surtout pas ! - que la concurrence a baissé les bras et abandonné le combat. C'est même tout le contraire. Démonstration avec les actions menées par la Fnac ou Darty en France.

La concurrence entre magasins et web s'est poursuivie en 2014. Démonstration avec les combats menés par la Fnac ou Darty pour tenter de contrer Amazon.
La concurrence entre magasins et web s'est poursuivie en 2014. Démonstration avec les combats menés par la Fnac ou Darty pour tenter de contrer Amazon.

Amazon par-ci, Amazon par là… Le géant américain partout, les petits frenchies nulle part ? Heureusement non. Si la concurrence est rude – et pas toujours forcément toujours très loyale non plus, mais c’est un autre sujet – les concurrents français d’Amazon, à commencer par la Fnac et Darty, ne s’en laissent pas conter.

Toute leur année 2014 aura ainsi été marquée par leur désir de lutter, pied à pied, pour faire entendre leur petite musique. LSA vous offre une petite rétrospective des actions menées en ce sens, cette année 2014, par les deux grandes enseignes.

1 - Valoriser le magasin

Qu’ont les enseignes classiques qu’Amazon n’a pas ? Des magasins, pardi ! Des vrais, des beaux, avec des clients dedans… Fort logiquement, la Fnac et Darty cherchent donc à renforcer l’attractivité de leurs points de vente.

Les deux enseignes sont ainsi engagées dans une stratégie de développement de leur parc pour renforcer leur assise territoriale. Et toutes les deux avec le même mode opératoire : en privilégiant la franchise. Logique puisque c’est encore ce qui est le moins gourmand en Capex.

La Fnac s’y est mise il y a un peu plus de deux ans, en octobre 2012, mais a surtout accéléré le rythme en cette année 2014. Avec, notamment, en septembre, l’annonce de la reprise de deux magasins Culture et Loisirs, dans les galeries marchandes de deux Intermarché. Une manière d’accroître la présence de la Fnac en France, dans des zones où, jusqu’à présent, elle était absente, laissant ainsi un boulevard à des enseignes comme Cultura ou les Espace culturels Leclerc.

Dans cette optique, Darty a un grand avantage sur la Fnac : elle, au moins, dispose de réseaux de concurrents directs dans lesquels piocher pour s’installer à leur place. C’est ainsi, d’ailleurs, que les premières franchises Darty ont été prises à la concurrence, Connexion ou Gitem. Et avec succès, si l’on en croit un bilan tiré après six mois : 60% de chiffre d’affaires en plus, en moyenne.

C’est moins le cas de la Fnac qui, elle, n’a pas (autant) de concurrents directs à avaler. De quoi expliquer, en partie, que l’on ait d’un côté 24 magasins franchisés pour la Fnac et déjà autant pour Darty après sept mois avec, en ligne de mire, pour cette dernière, 100 à 150 magasins exploités sous cette forme à la fin de son exercice 2016-2017, pour 400 millions d’euros de chiffre d’affaires additionnel.

Darty, durant son exercice 2014-2015 décalé, qui s'achèvera fin avril 2015, aura ouvert 50 magasins en franchises. Multipliant ainsi les points de contacts avec ses clients.

2 - Renforcer les services et la relation clients

Augmenter le nombre de points de vente, c’est bien, mais à condition, évidemment, de savoir quoi y vendre dedans. Et comment, surtout. La Fnac comme Darty s’attellent donc à chouchouter leurs clients, autant que possible.

Cela passe, à la Fnac, par la multiplication des services : depuis la location et la vente en leasing, en passant par un programme de livraison « express » et la volonté de fluidifier les passages en caisse, via des caisses en libre-service et des techniques d’encaissements mobiles, directement opérés par les vendeurs en rayons, ce ne sont pas les initiatives qui manquent. On regrettera juste que rien ne bouge encore au rayon librairie, où l’on perd encore beaucoup trop de temps à chercher son livre quand acheter en ligne est si simple…

On retrouve, chez Darty, la même problématique liée aux services. Avec, là encore, de multiples mouvements. On pense évidemment au click and collect, qui permet de commander sur le net et de venir ensuite récupérer sa marchandise en magasin. Mais aussi au service après-vente modernisé avec le désormais fameux Bouton Darty : un succès, déjà, avec au bout d’un mois, entre septembre et octobre, pas loin de 15.000 de ces Boutons écoulés. Ou encore, dernier exemple en date, avec son petit robot Nao, qui vient mettre un peu de technologie sympathique dans les rayons.  

Que le consommateur ait toujours intérêt à se rendre en magasins plutôt que d'acheter sur le net. Sempiternelle obsession pour Darty comme, ici, pour la Fnac.

 

1 commentaire

will

08/01/2015 12h25 - will

moué.. il y a quand même un grand écart entre les annonces théoriques des communiqués de presse de ces 2 entreprises et la réalité en magasins, même dans les principaux à Paris!
Entre autres
- emailing pas du tout personnalisés, c'est hallucinant, c'est juste du spam habituel.
- visagse hébétés des forces de ventes quand on leur parle de multicanal, de "beacon' (malgré les annonces de Darty à ce niveau)
- impossiblité de choisir le clic and collect quand on achète sur fnac par mobile?? dommage, alors que les livres en question sont indiqués comme étant en stock dans le magasin
- expérience catastrophique du service d'impression de photos en libre services à la fnac (Forum des Halles)
- s

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