Data et Cloud au service de la filière agricole

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Quel rôle peut jouer la révolution numérique pour accompagner les acteurs du monde agricole dans les défis à relever ? Parmi les clés d’une agriculture plus agile figure une meilleure utilisation de la data, estime Pierre Fouéré, Strategic Account Manager, agriculture Team leader chez Salesforce, qui a lancé en février dernier avec son partenaire iCom la plateforme Agri360.

 

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Data et Cloud au service de la filière agricole
Data et Cloud au service de la filière agricole

L’agriculture est en mouvement, comme ont pu le constater les visiteurs du dernier SIA (Salon International de l’agriculture), au cours duquel a été lancée la FrenchAgriTech, alliance habile entre le savoir-faire agricole français et la force de frappe de la « French Tech ». Animée par La Ferme Digitale, dont Salesforce est l’un des partenaires, cette initiative fait entrer le secteur agricole dans une nouvelle ère. Il est clair qu’aujourd’hui, l’agriculteur doit jongler entre complexité (améliorer les performances, répondre aux fortes fluctuations du marché ou explorer de nouvelles opportunités de croissance) et enjeux inédits. Car viennent désormais s’ajouter des sujets majeurs : risques sanitaires et logistiques, aléas climatiques, impact environnemental et sociétal de l’exploitation agricole, évolutions règlementaires... la liste des obstacles est longue. « Sans oublier un changement de génération très fort à venir, explique Pierre Fouéré. Dans les années 1960/1970, la France comptait jusqu’à 2 millions d’agriculteurs, contre environ 450 000 aujourd’hui. Dans les dix prochaines années, plus d’un tiers partira à la retraite ». D’autant plus qu’en face, le nouveau credo d’un consommateur toujours plus informé rime avec traçabilité, production locale et vertueuse.

Pour trouver son chemin dans ce labyrinthe multiforme, les filières agricoles doivent opter pour une vision à 360° et mener sa propre révolution digitale. « Plus c’est complexe, plus on a besoin de data, qu’elle soit d’environnement, de transaction ou d’exploitation, continue Pierre Fouéré. Connaître l’agriculteur et son contexte permettra de l’aider à décider dans un environnement très changeant ».

La data au cœur du système

Or l’agriculteur génère et consomme au quotidien une masse colossale de data. Pour un éleveur, ce sont les données sur son cheptel, la taille de l’exploitation, le nombre d’animaux, mais aussi la température, le type de nourriture consommée, la quantité d’eau bue... Pour la production végétale, on va parler du nombre d’hectares semés, de qualité des sols… « On peut aussi traiter des éléments satellitaires et météorologiques, précise Pierre Fouéré, la situation géologique et hydrologique d’une exploitation agricole, la qualité de la terre, le rendement à l’hectare... ». De son côté, la coopérative sera en quête d’informations concernant l’activité de l’agriculteur : sa consommation en engrais, ses équipements, sa consommation en semence, en matériel agricole, en nourriture animale…

Technologiquement, les chiffres parlent d’eux-mêmes, les exploitants sont prêts à une révolution digitale : 81 % des agriculteurs utilisent Internet dans leur activité, tandis que 85 % affirment mobiliser les applications smartphones et les réseaux sociaux pour améliorer et partager leurs activités. 50 % des agriculteurs utilisent même un navigateur GPS sur leur tracteur pour optimiser sa précision. Enfin, les trois quarts possèdent au moins un outil robotisé.

Pour autant, si le monde agricole est plus digitalisé qu’il n’y parait, l’écosystème qui l’accompagne n’est pas forcément encore au niveau de la transformation nécessaire. La data aujourd’hui est « explosée » dans une multitude de systèmes, voire non collectée. La première tâche consiste donc à l’agréger afin de rassembler la connaissance. Il faut ensuite la partager et créer des processus digitaux qui permettront d’accélérer le transactionnel. Enfin, dès qu’on parvient à construire un référentiel agricole, il faut pouvoir le faire communiquer avec l’ensemble des outils tiers. « Partager plus d’info, c’est augmenter la capacité d’une exploitation, grâce à des données plus fines et à un outil d’aide à la décision adapté au monde agricole. Il faut collecter et unifier dans un CRM les données clients et la data disséminée dans des applications tierces. Cela permettra des opportunités de nouveaux business pour toute la filière ».

Agri360, la solution Salesforce

Pour mieux valoriser ces data, la plateforme « client 360 » de Salesforce met en place des processus et des solutions à valeur ajoutée à travers des portails, des outils de services clients ou marketing, un CRM. « Avec notre partenaire iCom, nous avons construit une plateforme ‘’Agri360’’, accélérateur adapté au secteur agricole. Nos clients, coopératives agricoles, négociants privés, collecteurs et transformateurs de productions agricoles (lait, céréales, viande, maraichage…) peuvent ainsi placer l’agriculteur au centre ». Autour de ce référentiel agricole, on va ajouter tout le transactionnel d’achat des productions agricoles et de vente de produits et service, pour échanger avec l’agriculteur. Les outils de la plateforme Agri360 vont notamment permettre à un technico-commercial d’approcher au mieux un agriculteur, guidé par la data. « Avec la vue 360 de l’exploitant, le technico-commercial le connait au mieux, grâce à des données les plus fraiches possibles. L’ensemble des données et les processus d’e-collecte et de e-commerce sont aussi accessibles par l’agriculteur sur un portail et en mobilité. Cela permet à tous les acteurs concernés d’avoir une connaissance fine des besoins, de collaborer et de décider vite, mais également de maîtriser la filière en rémunérant de manière juste et équitable ».

L’enjeu est simple : il s’agit de proposer à l’agriculteur les bons contrats, les bons produits, les bons services, au bon moment et au bon niveau de prix pour que l’équation économique soit vertueuse et rentable aussi pour l’agriculteur. Cette vision globale permet notamment d’avoir une vision du potentiel non exploité, ou non échangé avec la coopérative ou le négociant et in fine, donne à l’agriculteur les moyens de vendre sa production dans les meilleures conditions.

Dans cette nouvelle dynamique de la FrenchAgriTech, et grâce à son partenariat avec La Ferme Digitale, Salesforce va pouvoir s’interfacer avec des start-ups, s’appuyant sur l’IA, pour faciliter l’aide à la décision ou les prévisions dans le domaine agricole. « Ce secteur recoupe les valeurs fortes de Salesforce, dont fait partie le développement durable, conclut Pierre Fouéré. Il s’agit d’accompagner par le digital la transition agro-écologique d’un secteur vital, avec un enjeu clair : parvenir à nourrir durablement, équitablement, 10 milliards de personnes d’ici 2050 ».

Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver le podcast publié sur LSA « IA, data, Cloud : quand l’agriculture entre dans une révolution numérique » en cliquant sur ce lien.

Pierre Fouéré

Strategic Account Manager - Agriculture Team Leader

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