De l'électronique aux logiciels

Après dix-sept ans chez Sony, Jean-Michel Perbet a tiré sa révérence pour une pause de deux ans. Il réapparaît à la tête d'Atari Europe.





>Début février 2004. Un communiqué du groupe Infogrames marque le retour, sur le devant de la scène, d'une figure emblématique de l'électronique grand public : Jean-Michel Perbet est nommé directeur général délégué du holding Infogrames Entertainment (dont il devient aussi administrateur) et président d'A-tari Europe. Le recrutement a été effectué directement par Bruno Bonnell, le PDG du groupe. « Nous nous connaissons depuis 1982, explique Jean-Michel Perbet. À l'époque, j'étais chez Texas Instrument et j'ai vendu le tout premier PC familial disponible sur le marché français. Lui était chez Thomson, on peut dire qu'il a vendu le deuxième. Nous avons aussi collaboré au moment où il lançait Infogrames. C'est un vrai entrepreneur, moi, j'ai plutôt fait ma carrière dans les grands groupes. »



En fait de grands groupes, c'est surtout à Sony que le nom de Jean-Michel Perbet a longtemps semblé lié de façon indissoluble. Après un début de carrière chez TI et Vifi, il entre chez Sony France en 1985. En 1994, il en est directeur général. Un ancien collaborateur garde de lui le souvenir d'un patron efficace, mais redoutablement exigeant : « Du genre à vous prévenir le matin qu'il organisait le soir-même à 20 heures une réunion où votre présence était obligatoire... »







Du conseil à la présidence




En 1999, Nobuyuki Idei, le PDG de Sony, lui propose le poste de directeur général Europe. Mission prioritaire : concrétiser sur le terrain la vision maison de la convergence entre électronique et informatique. Jean-Michel Perbet, qui réside toujours à Paris, en famille, travaille à Berlin et sillonne l'Europe en permanence. En 2002, il met un terme à l'aventure : « Je suis parti pour raisons personnelles. C'est difficile de quitter un groupe comme Sony, mais j'avais besoin de faire un break, de consacrer du temps à des choses très importantes. »



Au moment de son départ, il ne prévient que quelques connaissances, parmi lesquelles Bruno Bonnell. Dès cette date, et même si la rumeur évoque son arrivée chez tel ou tel constructeur japonais concurrent de Sony, il dis-cute avec le patron d'Infogrames, lui donne son point de vue de spécialiste de l'organisation. Cette collaboration est désormais formalisée, la première mission de Jean-Michel Perbet consistant à optimiser l'organisation et les méthodes de l'éditeur. Son analyse : « Le secteur passe d'une époque où il suffisait de faire de bons jeux à un nouveau stade où il faut aussi soigner la communication et les outils de vente. » Ne reste plus qu'à s'y mettre.





 




 

« Au fond, les acheteurs de walkman et de jeux vidéo sont les mêmes. »







 

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Article extrait
du magazine N° 1849

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