Marchés

De l'importance des prix littéraires dans les ventes de romans

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Les principaux prix littéraires s'apprêtent à être remis en cette fin octobre et ce début novembre 2015. L'occasion pour le cabinet d'études GfK de faire le bilan des ventes suscitées par de telles récompenses.

D'après Gfk, le Goncourt reste, de loin, le prix littéraire qui suscite le plus la curiosité des lecteurs : 395.000 exemplaires, en moyenne, pour les cinq derniers lauréats, entre 2010 et 2014.
D'après Gfk, le Goncourt reste, de loin, le prix littéraire qui suscite le plus la curiosité des lecteurs : 395.000 exemplaires, en moyenne, pour les cinq derniers lauréats, entre 2010 et 2014.© auris - Fotolia

Deuxième temps fort de la rentrée culturelle : la remise des principaux grands prix littéraires. L’occasion de se pencher sur leur importance économique. Le cabinet GfK évoque une "période centrale", ce que confirme le détail des volumes de ventes des titres primés. D’une semaine à l’autre, sitôt les récompenses attribuées, on assiste à un triplement des ventes pour les lauréats. C’est dire, donc, si l’enjeu est considérable.

Poids des titres primés sur les ventes

L'importance du Goncourt
Le Goncourt est de très loin le prix littéraire le plus porteur avec, sur les cinq dernières années, une moyenne de 395.000 exemplaires écoulés. Le Prix Goncourt des Lycéens arrive juste derrière, avec 334.000 exemplaires, devant le Grand prix du Roman de l’Académie française (220.500 ventes) et le Renaudot (178.000).

Des ventes multipliées
Puisque le Goncourt est le premier des prix littéraires, Gfk s’est naturellement penché sur son dernier lauréat, en 2014, Lydie Salvayre, pour Pas pleurer. Bilan ? Des ventes multipliées par onze dans la foulée du Prix, pour ensuite rester à des niveaux très élevés jusqu’à la fin de l’année. Car un prix littéraire, c’est l’assurance de pouvoir connaître le troisième grand temps fort de l’année : soit être présent au pied du sapin, à Noël. "Les trois dernières semaines de l’année représentent en moyenne plus d’un tiers des ventes d’un roman couronné par un prix", ajoute Sébastien Rouault, chef de groupe Livre chez GfK.

Ceci étant posé, et plutôt que de s’amuser au petit jeu des pronostics – Hedi Kaddour remportera-t-il le Goncourt pour son roman Les prépondérants ? – concentrons-nous sur les premiers éléments publiés par Gfk sur cette rentrée 2015. On apprend ainsi qu’"à mi-octobre 2015, ce sont déjà plus de un million d’exemplaires de la rentrée littéraire 2015 qui se sont écoulés au format papier", comme l’indique Sébastien Rouault. En moyenne, sur les cinq dernières années, la rentrée littéraire a représenté 19% du chiffre d’affaires annuel du segment "fiction moderne grand format" et près de 2,5% du chiffre d’affaires annuel de l’ensemble du marché du livre physique, pointe ainsi GfK.

Quant au palmarès 2015, il laisse entrevoir un podium très féminin : Delphine de Vigan a ainsi écoulé 107.400 exemplaire de son roman D’après une histoire vraie, suivie de Christine Angot avec Un amour impossible (85.500 exemplaires) et Amélie Nothomb avec Le crime du comte Neville (77.500 ventes).

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA