Marchés

De l'organizer amélioré à l'ordinateur de poche

Les assistants numériques se développent rapidement mais restent chers pour un usage privé. En s'élargissant, l'offre pourrait combler cette lacune.

Il est petit, branché, totalement indispensable à ses propriétaires et, contrairement au trop banalisé téléphone mobile, il épate encore les copains. En décembre 2001, il s'est même hissé dans le top 10 des cadeaux incontournables pour cadres stressés. L'assistant numérique - ou PDA, pour Personal Digital Assistant - poursuit son développement. Du moins en France (+ 40 % d'unités vendues en 2001), car les ventes mondiales ont marqué le pas l'année dernière.

Demain, espèrent certains fabricants, il sera dans toutes les poches. Ce qui suppose une adaptation de l'offre aux besoins du grand public, en termes d'usage et de tarif. Car à 160 EUR environ pour un modèle de type Palm et 600 EUR voire beaucoup plus pour un Pocket PC, le PDA doit encore faire la preuve de son utilité, faute de quoi il restera cantonné à une clientèle de professionnels. Parmi les voies permettant d'étendre la clientèle potentielle, deux au moins sont déjà explorées par les industriels : la baisse de prix et le mariage avec le monde du téléphone mobile.

Le monde Palm demeure infiniment plus accessible que celui du Pocket PC, l'environnement concurrent signé Microsoft. Un Palm m100 se négocie aux alentours de 160 EUR, un Visor Solo à 180 EUR. Alors que, malgré de réels efforts, les principaux fournisseurs de Pocket PC que sont Compaq et HP ne proposent pas d'iPaq ou de Jornada à moins de 600 EUR, facturant leurs modèles haut de gamme à presque 1 000 EUR.

Sony et Toshiba, notamment, sont arrivés avec des modèles très haut de gamme. Et si ni Fujitsu Siemens ni Packard Bell n'ont encore dévoilé leurs plans (ce qu'ils feront probablement au CeBIT de Hanovre en mars), il ne semble pas dans leurs intentions de casser les prix.

L'initiative du français Lexibook n'en est que plus remarquable. Depuis le début 2001, la marque propose des PDA esthétiquement très proches des Palm, mais utilisant un système d'exploitation et des logiciels propres, et proposant, en fait, des fonctions plus proches de l'organizer très élaboré que de l'assistant numérique. Cela à moins de 150 EUR. « Nous visons les 85 % de consommateurs qui ne peuvent pas s'acheter un PDA à 600 EUR, explique le PDG, Luc Lecottier. Nous sommes arrivés sur ce marché en février-mars 2001. Depuis, nous grignotons des parts de marché à toute vitesse ! »

Lexibook ne compte pas s'en tenir là. Au CeBIT de Hanovre, la marque présentera ses premiers modèles de smartphones, hybrides entre PDA et téléphone mobile. L'autre façon d'imposer le PDA dans toutes les poches. Avec son 9210 Communicator, Nokia est présent depuis des années sur ce segment, où Sagem et Trium l'ont rejoint.

Et la concurrence suit : le Treo de Handspring est déjà disponible dans quelques pays d'Europe, Sendo, Samsung et Mitsubishi annoncent des modèles sous environnement Microsoft, et Palm promet un smartphone pour la fin d'année. Mais attention : la fonction téléphone (et internet) se paie. Il faut compter près de 1 000 EUR pour la plupart des appareils annoncés.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Produits techniques, objets connectés, électroménager : chaque semaine, recevez l’essentiel de l’actualité de ces secteurs.

Ne plus voir ce message