Decathlon prépare son « big bang » mondial de la RFID

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Dans quelques mois, 85% des produits vendus dans les magasins de l'enseigne de sport disposeront de leur étiquette RFID. Ces puces électroniques vont doper la productivité et la fiabilité en logistique ou pour les inventaires, mais aussi accélérer le passage en caisse.

100%

des articles vendus en magasins seront étiquetés RFID en 2017, dont les grandes marques

0,05 € . Le prix actuel d'un tag RFID avec surface papier

Sources : Decathlon, LSA

 

C'est une véritable révolution que va opérer Oxylane-Decathlon au printemps prochain. Après plusieurs années de tests, le groupe va généraliser l'étiquetage RFID des articles vendus en magasins. Cette technologie de radiofréquence (Radio Frequency Identification) permet de lire « en aveugle » un produit, à distance et sur d'importants volumes, grâce à une puce. Celles-ci sont actuellement intégrées en usine sur les produits de la saison printemps-été 2014, ou sur les étiquettes produits où figure le prix, par exemple.

« 85% des produits disposeront d'une étiquette RFID au printemps, et 100% d'ici à 2017 », annonce Patrice Ribout, directeur du projet chez Oxylane, sur le site de GS1 France, l'organisme qui promeut les standards technologiques pour le commerce. Cela concernera les marques propres du distributeur et les grandes signatures, comme Nike ou Adidas. Selon Oxylane, le coût du projet est « très raisonnable », le tag coûtant 5 centimes d'euro.

Pour Oxylane, les enjeux sont d'importance : au vu des tests, la RFID améliorerait significativement les performances du groupe. « Nous avons un bien meilleur taux de disponibilité de nos produits, car nous menons des inventaires plus fréquents. Et nous abaissons notre démarque interne en opérant un contrôle des flux à la pièce absolument exhaustif », énumère Patrice Ribout.

 

Facilité, fluidité et rapidité

 

Cela commence en amont, en logistique. Grâce à la RFID, les flux de marchandises seront entièrement contrôlés aussi bien en entrée d'entrepôts, en provenance des usines, qu'en sortie, en direction des magasins. La RFID va aussi être intégrée dans les trieuses mécaniques pour y permettre l'injection en masse des produits.

En magasins, tout sera aussi plus facile. Il suffira au vendeur de balayer le rayon avec une « raquette » reliée à un terminal mobile, pour réaliser un inventaire automatique et précis, avec mention de la taille ou du coloris de chaque article. Avec le code-barres, il faudrait scanner un à un les produits pour obtenir le même résultat... En découle une productivité impressionnante, qui va permettre de « recaler » les stocks fréquemment. Avec des articles beaucoup plus disponibles, Oxylane mise sur une stimulation des ventes.

En points de vente, les tags RFID aideront aussi au passage en caisse et à la sécurité. Sur le premier point, Oxylane-Decathlon équipe toutes ses caisses traditionnelles et automatiques de lecteurs RFID. Le client du magasin ou l'hôtesse de caisse n'auront bientôt plus besoin de scanner les articles, comme c'est le cas avec le code-barres : les tags sont immédiatement reconnus et le montant des achats s'affiche. Le tag RFID fait également office d'antivol. Une fonctionnalité qui sera désactivée en caisse, une fois le paiement enregistré.

CE QUI VA CHANGER

L'identification par radiofréquence permet de lire « en aveugle » un produit, à distance et sur d'importants volumes, grâce à un tag placé sur l'objet.

Un contrôle des stocks en entrée et sorties d'entrepôts, grâce à de simples portiques, les tags ou puces étant placés sur les produits en usine. En magasins, les inventaires complets sont réalisables en quelques minutes, grâce à une douchette. Les stocks sont recalés plus fréquemment. En caisse, il n'est plus nécessaire de scanner les articles.

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Article extrait
du magazine N° 2302

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