DÉCEMBRE 2004

Les hypers décrochent sur l'habillement. L'institut francais de la mode (IFM) prévoit des ventes en baisse de 4 % en 2004 et une perte de part de marché de 1 point, à 14,6 %.

>Il y a du mieux. Dans l'habillement, les hypermarchés continuent de perdre du terrain en 2005, avec une baisse de leur chiffre d'affaires qui devrait être selon l'IFM de 1,8 %, à surface non comparable. Cela leur permet de maintenir peu ou prou leur part de marché, autour de 15 %. L'IFM se montre plus optimiste qu'en 2004 : « Les hypers ont enrayé la baisse, voire repris du terrain, sur certains rayons, avec une politique de premiers prix agressive. » Parmi les rayons qui vont mieux : les sous-vêtements masculins, mais aussi le prêt-à-porter sport-loisirs pour les femmes. En 2006, l'évolution devrait se poursuivre. Les nouvelles réglementations en matière de coopération commerciale et l'abaissement des seuils de revente à perte étant de nature à peser sur les marges dans l'alimentaire, il n'est pas improbable que certaines enseignes d'hypers modifient davantage leur assortiment. Elles chercheront à construire, en parallèle des premiers prix, une offre mode à plus forte valeur ajoutée, s'inspirant du modèle des hypers britanniques et américains, estiment les experts de l'IFM.

Oral-B introduit en France le concept très novateur du brossage des dents sans eau sous le nom de Brush Aways.

>La première lingette à enfiler sur le doigt pour nettoyer les dents a bien apporté du chiffre d'affaires additionnel au rayon sans cannibaliser d'autres produits auxquels elle ne ressemble en rien. La part de marché d'Oral-B dans le rayon des brosses à dents manuelles est passée à 6,6 % en volume, soit un gain de 2,4 % en un an. Pour autant, la marque a du travail pour populariser davantage Brush Aways. Les ventes moyennes mensuelles atteignent 26 350 étuis (3 ou 12 unités par étui), loin des 5 à 10 millions de lingettes vendues qu'escomptait la marque en 2005.

Après une baisse de 50 % de son chiffre d'affaires en 2003, Lego France souhaite recoller les morceaux. Grâce à une nouvelle politique.

>Mission en bonne voie. Les ventes françaises de Lego ont progressé de 20 % durant les dix premiers mois de l'année, de 30% en novembre (source : NPD). La relance des gammes Duplo (avec un prix de vente décroché de 30 %) et de City portent leurs fruits, soutenues par deux licences dynamiques : Ferrari et Star Wars. Au final, la filiale française prévoit un chiffre d'affaires de 45 millions d'euros, contre 42 millions d'euros en 2004.

Menaces sur l'ultrafrais de Danone. Le géant agroalimentaire souffre sur son marché emblématique.

>La menace pèse toujours. L'ultrafrais est en fort recul depuis le début de l'année et les MDD grignotent encore du terrain. Le changement de marque Bio-Activia doit s'opérer dans les prochaines semaines, et le groupe va devoir faire face à une déferlante de MDD. Les ventes d'Actimel marquent le pas. La gamme Charles Gervais a été relancée, mais « à l'économie ». Parmi les points positifs : le groupe a remis sur les rails Taillefine, avec succès semble-t-il, et Danacol a pris le leadership d'un segment anticholestérol dont les ventes sont toutefois décevantes.

Cool Cat, qui habille les 9-15 ans, annonce son arrivée en France pour mars 2005 dans le centre commercial de Saint-Sever, dans la banlieue de Rouen.

>Pari plutôt tenu. L'enseigne, devenue la coqueluche des jeunes aux Pays-Bas et en Belgique avec près de 130 magasins, valide son concept en France. Après Rouen, elle a ouvert trois autres magasins, dans le centre commercial d'Évry 2, dans la périphérie de Saint-Quentin, dans l'Aisne, et à Valenciennes. Roland Kahn, son président, annonce sept autres ouvertures pour 2006.

Un arrêté sur l'étiquetage des produits phytosanitaires est publié. Il complète le dispositif qui encadre depuis quatre ans l'usage de ces produits.

>« Rien n'a changé, compte tenu du retard de l'Administration », déclare Jacques My, directeur général de l'Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces verts. Selon cet arrêté, les industriels devaient demander la validation de leurs emballages avant juillet 2005. Les mentions « Ne pas traiter en présence des abeilles » et « Attention : ce produit peut porter atteinte à la faune auxiliaire » devaient s'imposer sur les emballages d'insecticides. Les fabricants ont obtenu de pouvoir écouler leurs stocks ne portant pas ces mentions sans limitation de durée dans le temps.

Marionnaud repousse à deux reprises la publication de ses semestriels, à cause de désaccords avec ses commissaires aux comptes. Il lance un avertissement de 20 M E sur un résultat estimé à 40 M E.

>2005 a été mouvementée pour le n° 1 français de la parfumerie sélective, rachetée fin janvier par A.S Watson, société du milliardaire chinois Li Ka-Shing. Fin décembre 2004, Marionnaud a admis une erreur de 93 M E, imputés sur les comptes du premier semestre 2005. L'Autorité des marchés financiers a rendu un rapport préliminaire dans lequel Marcel Frydman, l'ancien PDG, et certains de ses collaborateurs, sont soupçonnés d'avoir présentés des bilans « faux, inexacts et trompeurs ». Le parquet de Paris a aussi ouvert une enquête sur Marcel Frydman dans une affaire de trafic de parfums.

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Article extrait
du magazine N° 1932

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