Découvrez l’ensemble des marges des rayons frais en grande distribution [rapport Chalmin]

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L’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires a rendu sa copie, pour la quatrième année consécutive. Il révèle, entre autres, les marges de l’ensemble de la grande distribution française sur les rayons frais. La marée est le plus mauvaise élève en termes de marges nettes.  

Le rayon marée est celui qui affiche la plus faible marge nette dans les rayons frais selon le rapport Chalmin, avec un taux de -6,8 %.
Le rayon marée est celui qui affiche la plus faible marge nette dans les rayons frais selon le rapport Chalmin, avec un taux de -6,8 %.

Comment sont établis les prix des produits que nous consommons ? Quels acteurs sont les plus gourmands ? L’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits aliementaires vient de rendre son rapport, pour la quatrième année consécutive. Il dissèque le prix de nombreuses denrées du frais ( viandes, céréales, fruits et légumes et produits de la mer). « Globalement, les prix des produits alimentaires sont à la baisse en 2014 », note Philippe Chalmin, expert sur les matières prémières à l’origine de ce rapport annuel.

Concernant la grande distribution, les marges données sont issues de données collectées auprès des sept enseignes de la grande distribution française (hors hard discount). Premier enseignement : les rayons frais affichent toujours des marges faibles, avec une moyenne pondérée en fonction de l’importance des rayons qui se situe à 1,1 % après la répartition de l’impôt sur les sociétés (1,8 % avant).

Comptes moyens des rayons alimentaires en GMS en 2013

(base : sur 100 euros de chiffre d’affaires)

Dans le détail, la marée affiche la marge nette la plus faible, avec un taux négatif de 6,8 % avant l’impôt sur les sociétés. Avec le rayon boulangerie et boucherie, ils constituent les trois rayons où la marge nette est négative. « Ces résultats sont très cohérents puisque ces trois rayons sont structurellement déficitaires », indique Philippe Chalmin. A l’opposé, la charcuterie et la volaille affichent toujours des marges correctes, et cela malgré la crise de la filière porcine qui s'envenime.

Variation annuelle de ces rayons :

Si on considère l’évolution de ces rayons sur un an, on constate que la marge nette des produits laitiers a connu la plus forte chute, à - 1.3 %. A noter un rayon fruits et légumes à l’équilibre, avec une hausse de la marge nette de l’ordre de 0.8 %.

 

Le poids des rayons passés au crible:

 

 

La FCD souligne que l’augmentation du prix des mtières premières entre 2011 et 2013 n’a pas été répercutée entièrement dans le prix de vente au consommateur. Elle regrette, une fois encore, que le prix des marges de l’industrie ne soit pas passés au peigne fin.

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