Marchés

Décryptage : les 5 typologies des licences et mascottes pour les enfants

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

Le cabinet Kids Now s’est penché sur les différents héros et mascottes utilisée par les marques sur leurs packagings et communications à destination des enfants. Territoires d’expression, attitudes et caractéristiques : plongée dans le monde des "Zarbs", des "Cools" et autres "Trognons".

Lancés récemment par Leclerc pour signer ses produits enfants, les Mark's s'inscrivent dans la catégories des "Zarbs", actuellement très en vogue.
Lancés récemment par Leclerc pour signer ses produits enfants, les Mark's s'inscrivent dans la catégories des "Zarbs", actuellement très en vogue.© E. Leclerc

Quelles sont les typologies de héros et de mascottes principalement utilisés aujourd’hui pour communiquer auprès des enfants ? C’est sous cet angle analytique et sémiologique que le cabinet Kids Now a étudié les licences et mascottes sur les packagings de plus de 500 produits destinés aux enfants. Résultat : cinq grandes catégories de personnages se détachent, en fonction de l’âge de l’enfant mais aussi du message que la marque souhaite porter. Revue de détail…

 

1- les Trognons

Cible : les 0-3 ans

Mignons tout plein ! Ces personnages se retrouvent en packaging des produits pour les plus petits. "Ils s’adressent donc aux parents, principalement à la mère, en projetant une image de l’enfant idéalisé. Généralement, ce sont des animaux sauvages, rarement vêtus, transformés en symbole de douceur avec des attitudes sommaires centrées sur la présentation du produit", explique Olivier Raymond, planneur stratégique chez Kids Now. Ces personnages ronds et tout en douceur visent à rassurer la mère avec leur côté protecteur et "choupinet".

 

2 – les Produitmorphes 

Cible : les 3-6 ans

"C’est l’illustration du « je t’aime, je te mange » ! Ces mascottes reprennent le produit en le personnifiant avec des looks simples car elles sont souvent réduites au visage. Les attitudes sont sommaires mais le personnage est très expressif, un peu comme des émoticônes pour enfants", détaille Olivier Raymond. Dans cette catégorie, on retrouve notamment les fameux M&M’s ou encore les fruits Oasis, et Happy (McDonald’s), les trois mascottes de marques phares pour les enfants aujourd’hui.

 

3- les Héros

Cible : 4-8 ans

Avec ou sans cape ! Suivant le succès des licences des Avengers de Marvel (Disney) et autres Batman et Superman (Warner), les héros sont en bonne place sur les packagings des produits enfants, comme les biscuits Prince de Lu. "Visant un modèle aspirationnel, les personnages mis en scène sont généralement plus âgés que leur public, portent une panoplie, un uniforme ou un masque", observe Olivier Raymond. Avec des attitudes plus travaillées que les catégories précédentes, elles visent à montrer les avantages du produit et les apports de sa consommation (force, énergie…).

 

4 – les Cools

Cible : 6-10 ans

Ciblant principalement les enfants en primaire, les personnages « cool » se voient plus avec le statut d’amis ou de grand-frère. Avec une apparence soignée : "Leur look est moderne, fashion et sophistiqué. Leurs attitudes et expressions visent à promouvoir la consommation du produit ou une activité ludique rendue possible par la consommation du produit", relève Olivier Raymond. On retrouve dans ce registre des mascottes telles celle de Fanta, de Caprisun ou encore du jeu vidéo Splatoon de Nintendo. "Pour la tranche la plus âgée de la cible, les marques doivent jouer sur un registre plus décalé, mais devant toujours rester doucement transgressif", ajoute le planneur stratégique.

 

5- les Zarbs

Cible : 7-12 ans

La catégorie qui a actuellement le plus de succès auprès des marques et enseignes, à l’image des Mark’s lancés tout récemment par Leclerc. Sur ce créneau, également exploité par les Doodingues de Casino ou encore les P’tits Monstres de Carrefour Kids, les monstres gentils et autres créatures bizaroïdes sont rois. "Ils s’inscrivent dans la lignée de Shrek et Monstres et Cie. Leur crédo : « moi, moche mais pas trop méchant », entre les monstres gentils et les bouffons, tels les Lapins Crétins ou les Minions", expose Olivier Raymond. Un peu effrayants ou dégoûtants, au look indéfinissable, ils visent à séduire les enfants par leur coté décalé et étrange, avec des attitudes variées allant de la grimace à l’action loufoque ou transgressive. De quoi faire tordre légèrement le nez à certains parents… et donc de renforcer encore l’adhésion des enfants ! 

Réagir

Pseudo obligatoire

Email obligatoire

Email incorrect

Commentaire obligatoire

Captcha obligatoire

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA