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"Déjà 8% des vignes françaises sont cultivées en bio" [interview]

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Le vin bio ne pèse pas bien lourd en grande distribution : un peu plus de 1% des ventes globales du rayon, soit environ 5 millions de litres. A quelques jours du salon dédié au vin bio Millésime Bio - qui se tiendra à Montpellier du 25 au 27 janvier 2016 -, Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio, explique pourquoi le vin bio a toutes les chances de se développper, y compris en GMS.

Les surfaces viticoles continuent de se développer en France. Entre 2004 et 1016, elles auront été multipliées par quatre, selon Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio.
Les surfaces viticoles continuent de se développer en France. Entre 2004 et 1016, elles auront été multipliées par quatre, selon Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio.© Agence Bio

LSA : Les ventes de vins bio en GMS restent confidentielles, de l’ordre de 1% des volumes globaux. Qu’en pensez-vous ?

Elisabeth Mercier : C’est très modeste. Cependant, le marché se développera sous l’effet de la multiplication des points de vente, de l’intérêt des consommateurs mais aussi de celui des enseignes pour la diversité des produits. On m’a souvent dit que lorsque les vins bios sont mis en avant, dans le cadre de foires aux vins par exemple, les volumes commandés étaient insuffisants....

LSA : Y-a-t-il justement un manque de volumes pour répondre à la demande spécifique de la GMS française?

E M : Non, la distribution a de plus en plus de possibilités de trouver des vins bios de toutes les régions, en quantités et qualités suffisantes. Par exemple, il existe plus de 200 coopératives en France et beaucoup d’entre elles produisent des vins bios. Il y a une offre de plus en plus conséquente. Si l’on tient compte des vignes en cours de conversion (ce qui demande trois ans, NDLR), les surfaces viticoles cultivées en bio dépassent les 8% de la vigne française. Entre 2007 et 2016, les surfaces de vignes converties auront été multipliées par quatre. La viticulture est l’un des secteurs du bio les plus dynamiques du moment.

LSA : Pourtant, les viticulteurs disent souvent que le nombre de contraintes freinent leur volonté de  se convertir au bio. Qu’en est-il ?

E M : La ligne directrice est et restera d’être très rigoureux dans la conduite de la vigne en bio, cela pour ne pas induire le consommateur en erreur. La démarche est très aboutie, notamment depuis que la vinification est elle aussi encadrée (depuis août 2012, NDLR). Il est vrai que c’est un choix, un engagement fort de la part du viticulteur. Il faut faire connaitre cet engagement auprès de toutes les parties pour qu’elles sachent tous les bénéfices de produire en bio, notamment pour l’environnement.

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