Demain, cultiverons-nous tous notre jardin ?

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Les instituts de sondage sont formels : le nombre d’autoproducteurs croît. Il concerne plus de 40% des sondés, selon des études TNS-Sofres et Kantar Worldpanel ! Les cultivateurs en herbe se tournent principalement vers les plantes aromati­ques (29%) les légumes (26%) avec une attention particulière pour les salades (22%) et les fruits (18%). Un engouement qui prend de l’ampleur : « 36% de ceux qui produisent ne le faisaient pas avant. Cette nouvelle pratique séduit surtout les jeunes femmes de 25 à 34 ans », précise Pascale Grelot-Girard, directrice innovation chez TNS-Sofres à l’occasion d’un sondage réalisé pour le Sial. Du côté des distributeurs, l’offre s’est organisée pour séduire ces consommateurs avides de produire : les jardineries multiplient les ventes de poules et l’alimen­tation associée, le nombre de références de poulaillers grimpe aussi de façon exponentielle ! Côté plantes, les canettes de germes fleurissent en magasins, pour posséder son petit pied de basilic sans grand effort…

Question de confiance

Mais attention, l’objectif n’est pas de vivre en autarcie : les achats de ces consommateurs en fruits et légumes, par exemple, se font toujours principalement en GMS, note ­ainsi Kantar. Pourquoi un tel engouement alors ? Les motivations sont d’abord économiques, souligne Pascale Grelot-Girard. Mais le scandale du horsegate est aussi passé par là… Et a apporté son vent de suspicion concernant l’industrie agro-alimentaire. « Ce phénomène de méfiance gagne surtout la catégorie des 18-34 ans. » Soit la cible des auto-producteurs. En réponse, produire soi-même représente donc selon eux un gage de transparence sur la ­traçabilité du produit. Depuis deux ans, cette confiance pour les produits alimentaires a perdu 8 points, n’atteignant plus que 76% de satisfaits. L’auto-production, qui n’a pas été passée au crible d’une analyse prospective, devrait donc avoir beaux jours devant elle…

Ethique

Première pub TV pour Alter Eco

Le spécialiste du commerce équitable et biologique fait son entrée sur les écrans publicitaires. La marque, créée il y a plus de quinze ans, est la première de ce secteur à communiquer en télévision, avec pour objectifs de dynamiser le marché du commerce équitable qui ne touche aujourd’hui que 15 % de la population française, et de sensibiliser le grand public à ses vertus. Diffusé jusqu’au 1er novembre, le film suit Vicente, petit producteur de la coopérative Acopagro, qui récolte le cacao pour Alter Eco, comme il le fait chaque année. « Nous avons souhaité réaliser une publicité authentique, filmée au sein d’une coopérative partenaire depuis dix ans et, ainsi, afficher nos engagements en toute transparence », a-t?elle déclaré dans un communiqué. La marque entend montrer que solidarité et plaisir sont indissociables et l’énonce ainsi dans sa campagne : « le plaisir des uns fait le bonheur des autres ».

S. Lav.

 

Un luminaire à câlins

Un peu de tendresse dans ce monde de brutes. Dans la mouvance des « free hugs » (câlins gratuits) ou des bars à câlins, voici un luminaire à câlins. Repéré par la lettre soonsoonsoon, ce luminaire, imaginé par deux designers, la hollandaise Margje Teeuwen et le néo-zélandais Erwin Zwiers, peut se remodeler à l’infini, selon la forme des bras, pour mieux s’illuminer ensuite. On en redemande !F. Br.

Une nuit dans un appartement Bo Concept pour 50 €

Un deux-pièces au 31e étage à New York ? Un appartement berlinois près de Friedrichsstrasse ou un autre avec vue sur la marina de Dubai ? Après Ikea et son opération en Australie avec AirBnB, BoConcept propose de passer une nuit dans un de ces trois lieux pour 50 €. L’opération, qui se terminera le 31 mars, a pour but de faire découvrir la marque. Chaque appartement étant équipé de A à Z avec du mobilier BoConcept. Pour le réserver, il faut impérativement se rendre en magasin. « Le tarif de location comprend le chauffage, l’électricité, les serviettes et les draps, le wi-fi et un service de ménage », précise BoConcept. Précision de taille.M. L.

CULTURE web


Mobile

Rentrée 2.0 pour Oxford

Pour accompagner les millions d’étudiants, Oxford a imaginé, avec l’agence en conseil digital-e-business GingerMinds, une campagne média on line autour de sa nouvelle gamme de cahiers Oxford Student. Dans ce cadre, la marque propose via son application mobile SOS Notes, « le premier » notebook téléchargeable sur son smartphone, qui permet de sauvegarder, réviser et partager ses notes. Idéal pour les « digital natives ». Une campagne Facebook complète le dispositif.

F. Br.

Le drive


Ce que ce comportement révèle

Si les principaux freins au drive sont aujourd’hui bien connus (non-maîtrise des dates de péremption, de l’état des produits, etc.), ils sont avant tout liés à la délégation que ce canal implique. Plus qu’une question de « rassurance » quant au contrôle de ces critères, le challenge auquel le drive fait face est celui de l’affirmation d’une relation de confiance intégrale avec le consommateur.

Ce que cela implique pour les marques

Pour instaurer cette relation de confiance, le premier chantier est celui de la connaissance poussée – presque intime ! – du consommateur, ses préférences et ses critères de choix. C’est ce qu’ont parfaitement compris et accompli les marques phares de l’e-commerce.

De façon complémentaire, et c’est là aussi un enseignement fort de l’e-commerce, les marques se doivent d’être irréprochables sur leurs engagements en cas de non-satisfaction. En apportant des garanties fortes (retour gratuit, remplacement rapide, etc.), le drive peut ainsi rendre acceptable la délégation qu’il implique.

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Article extrait
du magazine N° 2335

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