Marchés

Des baladeurs pour toutes les poches Assortiment

Agitation au rayon des baladeurs, longtemps dominé par le duopole cassettes-CD. Le MiniDisc et surtout le nouveau format MP3 inspirent un nombre croissant de fabricants.

En annonçant presque coup sur coup le lancement de nouveaux baladeurs au format MP3, Thomson Multimedia (Lyra) et Samsung (Yepp) viennent peut-être de faire entrer définitivement ce standard informatique de compression des données musicales dans le monde de l'audio grand public. Jusqu'alors, en effet, le fabricant américain Diamond Multimedia semblait bien seul sur le créneau. Une impression renforcée par le fait que son baladeur Rio semblait trouver beaucoup plus facilement sa place au rayon des accessoires informatiques que dans les linéaires audio. Il est vrai que l'usage d'un baladeur MP3 requiert la possession d'un micro-ordinateur ainsi que d'un abonnement à Internet, sans oublier une certaine compétence en informatique. Mais les avantages de ce format sont suffisamment convaincants pour ne pas le cantonner à une simple extension du PC.

Autant de questions qui, heureusement, ne se posent pas à propos de l'autre « nouveau » support numérique : le MiniDisc (MD). Inventé par Sony, qui l'a imposé au prix d'une longue lutte avec la DCC de Philips, le standard commence doucement à s'imposer, soutenu massivement par le groupe japonais qui multiplie les offres. Dernières en date : des packs incluant un baladeur MD et une platine MD à intégrer à sa chaîne de salon, ou encore un disque gratuit pour un baladeur et un disque achetés.

Certains fabricants qui traînent encore un peu les pieds font remarquer que le MD ne perce pas vraiment dans les chaînes de salon, que les graveurs de CD font perdre au MD l'un de ses principaux atouts (l'enregistrement numérique) et que l'offre en disques enregistrés reste fort limitée. Il n'empêche, par sa compacité, sa légèreté, sa résistance, le MiniDisc est bien adapté à une écoute « nomade ». Sharp ou Sanyo proposent d'ores et déjà des modèles semblables, et il serait bien étonnant que les concurrents n'y viennent pas eux aussi.

Doit-on pour autant en conclure que les « vieux » standards que sont la cassette et le CD vont disparaître ? Sûrement pas. D'abord, parce qu'à court terme le baladeur à cassette conserve le monopole des très bas prix (moins de 200 F dans les grandes marques, parfois la moitié chez les fabricants plus obscurs). Un argument majeur pour un produit dont une bonne partie de la clientèle se recrute chez les jeunes adolescents. Ensuite, parce que le CD bénéficie d'une implantation massive et d'un catalogue quasi exhaustif, et que l'apparition des graveurs lui a donné une seconde jeunesse.

Plutôt qu'à une substitution, on assiste aujourd'hui à une extension et à une complexification de l'offre de baladeurs. Avec, à la clé, des réponses à des attentes plus variées et une hausse notable des prix moyens. Personne ne devrait s'en plaindre.

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