Des candidats à l'emploi plus exigeants et plus motivés

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La deuxième édition du Baromètre de la distribution réalisé par Michael Page en exclusivité pour LSA dessine un début de reprise de confiance de la part des candidats à l'emploi. Davantage prêts à bouger, ils restent intransigeants sur leurs critères de choix : le salaire et les responsabilités priment.

Un seul chiffre pour redonner du baume au coeur : 63 %, c'est la progression des offres d'emploi destinées aux cadres commerciaux au premier trimestre 2010. Selon l'Apec, le secteur du commerce serait le premier à sentir les frémissements d'une sortie de crise. Chefs de secteur, directeurs commerciaux, responsables grands comptes, directeurs d'enseignes, la machine a l'air de repartir. Et nombre d'enseignes, telles Auchan, Kiabi ou Simply Market annoncent des embauches en masse dans les prochains mois. L'enseigne d'hypermarchés lance une vaste campagne de recrutement sur le web ; Kiabi fait de même dans l'objectif de recruter 2 000 personnes en France et à l'étranger, ce qui correspond à un quart de ses effectifs. Simply Market cherche 200 managers de rayon et 50 directeurs de magasin. Leroy Merlin n'est pas en reste et table sur 1 500 recrutements, soit 300 de plus qu'en 2009.

Moins satisfaits, donc plus prudents

Autant de signes encourageants qui devraient inciter les candidats à sortir du bois. Sondés par le cabinet de recrutement Michael Page pour la deuxième fois, en exclusivité pour LSA, dans le cadre du Baromètre de la distribution, ceux qui recherchent un emploi dans le secteur du commerce se disent davantage « à l'écoute du marché ». Ainsi, 70 % d'entre eux affirment regarder « de façon active » les offres d'emploi.

Cet indicateur gagne dix points par rapport à la précédente édition du baromètre en octobre 2009 (LSA n° 2117). « C'est une bonne nouvelle, se félicite Pierre-Emmanuel Dupil, directeur général de Michael Page. Cela signifie un début de retour à la confiance. » Faut-il y voir un signe ? Toujours est-il que 78 % des quelque 600 personnes interrogées par Michael Page ont été sollicités par un recruteur ces deux derniers mois. Elles étaient 70 % à l'automne dernier. Ce qui fait dire à Pierre-Emmanuel Dupil qu'il se présente « un peu plus d'opportunités malgré tout ». Retour à la confiance ou pas, les salariés interrogés se montrent en tout cas plus exigeants qu'il y a six mois. Ils jugent plus sévèrement leur employeur. De fait, 45 % pensent que ce dernier peut leur offrir des perspectives d'évolution - ils étaient 49 % en octobre dernier ; 56 % jugent « bonnes » leurs conditions de travail, contre 60 % auparavant. Selon le fameux principe de la bouteille d'eau à moitié pleine (ou à moitié vide !), ils sont 44 % à trouver « mauvaises » leurs conditions de travail. « Les salariés sont moins satisfaits dans leurs attentes vis-à-vis des employeurs », note Anthony Buchenet, en charge du pôle distribution chez Michael Page. Moins satisfaits et donc plus prudents.

Un pragmatisme influencé par la crise

Les candidats à l'embauche n'ont jamais été aussi pragmatiques. En tête de leurs critères pour changer de poste... la rémunération ! « En période de crise, ils se recentrent sur les fondamentaux », souligne Pierre-Emmanuel Dupil. Les trois quarts (74 %) des quelque 600 candidats interrogés mettent en avant le salaire comme facteur de mobilité, suivi de la mission et des responsabilités liées au poste (71 %). Loin derrière viennent les perspectives d'évolution (48 %), la qualité du management (45 %) et l'ambiance de travail (35 %). En bas du tableau, la dimension internationale de l'entreprise (15 %) et son engagement social et environnemental (13 %). Deux critères minorés par les candidats, mais qui devraient remonter en grâce, une fois la crise passée. Ce dont Pierre-Emmanuel Dupil ne doute pas : « Je suis sûr que d'ici à six mois, un an, cela va changer. Quand ils auront de nouveau le choix, ils regarderont les autres critères. »

Au final, les salariés, confiants mais toujours préoccupés par leur quotidien, gardent une bonne image du secteur de la distribution. Les trois quarts (76 %) ont une bonne, voire très bonne opinion du commerce. Et seulement 20 % une mauvaise image. La dynamique n'est donc pas enrayée.

MÉTHODOLOGIE

Enquête réalisée par Michael Page du 9 au 23 avril auprès de 637 candidats cherchant un poste dans la grande distribution. 71 % sont des hommes et 46 % ont entre 30 et 40 ans. 61 % cherchent de préférence un poste dans un groupe intégré et 29 % dans un groupe indépendant.

76%

ont une bonne ou très bonne image du secteur de la distribution

Source : Michael Page

61%

recherchent de préférence un poste dans un groupe intégré de la distribution

Source : Michael Page

 

 

 

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Article extrait
du magazine N° 2138

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