Des "comptoirs de France" pour relancer les exportations de produits agroalimentaires

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Alors que l’excédent commercial agricole et agro-alimentaire continue de reculer,  le rapport du député LREM Buon Tan présenté ce mercredi  15 novembre 2017 en séance publique devant les députés expose plusieurs mesures susceptibles de relancer la machine à l’export. 

Buon Tan
Buon Tan©

La France, mauvaise élève à l’export. C’est ce qui ressort de la lecture du rapport présenté ce mercredi 15 novembre en séance publique à l’Hémicycle par le député Buon Tan. Entre  juillet 2016 et juillet 2017, le déficit commercial s’est creusé de 11,4 mds € pour atteindre 60,6 Mds €. Selon Buon Tan, les facteurs conjoncturels  (remontée du cours de l’euro, hausse des cours des hydrocarbures) et les facteurs structurels  (problème de compétitivité globale de l’économie) ne suffisent pas à expliquer cette situation. « Le dispositif public à l’export constitue un véritable mille-feuille-administratif et budgétaire qui ne répond toujours pas pleinement  aux attentes de nos entreprises », insiste Buon Tan dans son rapport.

L’international, un objectif difficile à atteindre pour les PME et TPE

Une situation qui handicape particulièrement l’industrie agro-alimentaire dominée par un tissu de très petites entreprises pour lesquelles aller à l’international reste difficile, estime le député LREM.  Avec un excédent commercial  agricole et agro-alimentaire en recul de 3 Mds € entre 2015 et 2016 et qui repose sur les seuls vins et spiritueux, céréales et produits laitiers, Buon Tan tire la sonnette d’alarme : « ces résultats ne sont pas à la hauteur de la puissance et de la qualité de notre agriculture, ni du prestige exceptionnel de la gastronomie française », estime le rapporteur.

Une offre groupée

Pour faire bouger les lignes, ce dernier préconise l’expérimentation de « comptoirs de France » qui, dans le cadre d’une offre groupée,  permettraient aux PME-TPE de rencontrer les acheteurs locaux et faire des envois groupés. « La mise en œuvre d’une initiative de structuration de l’offre commerciale devrait sans doute reposer sur des opérateurs privés, mais impliquerait un financement public incitatif. Un projet expérimental pourrait être confié, par exemple, à Business France », détaille dans son rapport Buon Tan.

Faciliter l’accès des PME-TPE aux outils publics de garantie (assurance  prospection, assurance -crédit) constitue l’autre piste préconisée par Buon Tan pour permettre aux produits agroalimentaires française de rayonner plus largement sur les marchés export.

Au cours de cette séance publique Buon Tan doit par ailleurs exposer les deux amendements votés  la semaine dernière par la Commission des affaires étrangères et dont l’un concerne le maintien des crédits alloués à Business France facilitant  in fine l’accès des PME et des TPE au service de Business France

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