Des Leclerc Drive convertis aux sacs en papier

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CAS PRATIQUE Plusieurs unités du Mouvement préfèrent les sacs en papier plutôt que les sacs plastique. Des adaptations ont été nécessaires pour aboutir à un produit calibré pour l’activité.


Depuis le mois de mars dernier, les clients du Leclerc Drive du Mans Sud se voient remettre leurs achats dans des conditionnements d’un nouveau genre. En l’occurrence, des sacs en papier, que ce drive est l’un des quinze du Mouvement à avoir adoptés. « Ils sont aujourd’hui parfaitement adaptés à notre activité », se félicite Teddy Rousseau, l’adhérent Leclerc.

Fournis par la société Schisler, implantée à Thouars (79), ils ont connu plusieurs évolutions, nécessaires pour aboutir à une version performante. « Nous réfléchissons depuis 2012 à cette alternative aux sacs plastique, un besoin identifié par le Galec et le groupe de travail drive de Leclerc », relate Patricia Levavasseur, manager compte-clé de cette PME familiale de 400 salariés. D’autres enseignes de drives, comme Carrefour, planchent alors sur le sujet.

  • 10 Le nombre maximum de sacs papier consignés gratuitspar clients
  • 7 kg La charge maximale supportée par les sacs
    Sources : Leclerc, Schisler

Le tri fastidieux des sacs en plastique

Pour résumer, les sacs en plastique ne fournissent pas une solution idéale, malgré leur coût compétitif (au moins 10 % moins chers que le papier). « Les sacs sont consignés, afin que les clients nous les retournent et que nous les réutilisions, dans la mesure du possible », précise Teddy Rousseau. Problème, les clients pouvaient s’en servir entre-temps pour autre chose, par exemple, les poubelles… « Mes équipes retrouvaient des sacs très sales, avec parfois des serviettes hygiéniques ou des touffes de cheveux », se rappelle l’adhérent. Résultat, il fallait opérer un tri fastidieux de cette masse de sacs plastique. « On perdait beaucoup de temps à séparer les sacs réutilisables des autres, et cela causait de grosses pertes de productivité », explique Teddy Rousseau.

Pour imaginer des sacs papier adaptés à l’activité du drive, la société Schisler prend plusieurs partis pris d’entrée. « La base des sacs est carrée, afin que celui-ci reste ouvert pendant la préparation de commandes, et que le préparateur range plus facilement les articles », détaille Patricia Levavasseur. Une plus grande facilité et un gain de productivité confirmés par Teddy Rousseau. De plus, pour des raisons de solidité et de résistance, impossible d’utiliser du papier recyclé. Schisler choisit de s’approvisionner en matière première française « pure pâte », issue de forêts gérées durablement.

Le sac papier peut supporter 7 kg de charge, mais il ne servira qu’une seule fois. « Un point de collecte est prévu dans les drives, le tri n’est plus nécessaire, et la filière recyclage et de revalorisation du papier est très performante », se réjouit la responsable. L’usage unique génère un coût supplémentaire, mais garantit aussi une hygiène quasi parfaite : cela prémunit contre une éventuelle contamination bactériologique, un risque potentiel lié à la réutilisation.

Faciliter la préparation

Voici la dernière version du sac conçu par Schisler pour une quinzaine de drives Leclerc. Outre le logo, la PME a greffé un code-barres sur le support, afin de faciliter la préparation de commandes.

Un référencement « officiel » ?

Au fil des palabres avec Leclerc, les demandes et les retours du terrain s’affinent. Schisler prend le risque de produire les sacs en grande série. Des échantillons de 50 sacs sont envoyés à une centaine de drives.

Première évolution, le logo « Leclerc Drive » est apposé sur le sac papier. Puis, Schisler investit dans une machine à jet d’encre (un produit validé pour le contact avec des produits alimentaires), afin d’imprimer sur chaque sac un code-barres variable, nécessaire pour la préparation de commande et la traçabilité des produits frais et fruits et légumes. Dernière adaptation, des poignées plus solides, réclamées par les adhérents ayant testé les sacs. Résultat, Schisler guette aujourd’hui un référencement « officiel » par Leclerc.

Quant aux clients des drives concernés, ils se sont finalement habitués aux sacs papier. « Il a fallu leur expliquer la démarche, et les progrès en matière d’hygiène et d’environnement », observe Teddy Rousseau. Une habitude chez Leclerc, première enseigne à bannir le sac plastique aux caisses.

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Article extrait
du magazine N° 2332

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