Des piles rechargeables prêtes à l'emploi

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Non utilisées, elles conservent jusqu'à 80 % de leur puissance initiale au bout d'un an, là où une pile rechargeable « classique » se décharge en quelques mois.

Elles combinent les avantages des piles alcalines et des piles rechargeables, sans les inconvénients. Elles ? Ce sont les nouvelles générations de piles rechargeables de Varta (Ready 2 Use), Ercell (Eneloop) - distributeur pour la France des batteries Sanyo -, Panasonic (Infinium) et Uniross (Hybrio). Exit la course à la puissance et les chargeurs à très grande vitesse. En 2007, l'innovation majeure du marché s'appuie sur une nouvelle technologie qui lève les principaux freins à l'achat de ces piles, certes, plus économiques, moins néfastes pour l'environnement que les piles jetables, mais perfectibles. « Jusqu'à présent, lorsque vous achetiez des piles rechargeables, il était impératif de les charger avant la première utilisation », explique Darko Pecenici, directeur général et commercial d'Uniross.

Grâce à cette nouvelle technologie, les fabricants peuvent enfin vendre des piles rechargeables prêtes à l'emploi, car ces dernières se déchargent beaucoup moins rapidement que les piles rechargeables « classiques ». « Elles conservent 80 % de leur puissance initiale au bout d'un an, là où les piles rechargeables " classiques " se déchargent en seulement deux ou trois mois », confirme Xavier Archambeaud, directeur de la division piles grand public de Panasonic France. Cette nouvelle génération de piles rechargeables prêtes à l'emploi n'a plus rien à envier aux piles alcalines. Au moins, en matière de souplesse d'utilisation.

Les clients occasionnels

Car, si le marché des piles rechargeables a longtemps bénéficié de l'explosion des ventes d'appareils photo numériques, c'est moins vrai aujourd'hui. Avec la miniaturisation des modèles et l'évolution des designs, les appareils photo sont de plus en plus nombreux à être équipés de batteries spécifiques. Un manque à gagner colossal pour les fabricants de piles rechargeables qui doivent trouver de nouveaux relais de croissance. Une récente étude réalisée par Panasonic révèle que 67 % de consommateurs ont recours plus ou moins régulièrement à ces produits, mais que 18 % n'en utilisent plus ! « Il s'agit surtout d'utilisateurs occasionnels », précise Xavier Archambeaud.

Malgré les économies substantielles qu'elles permettent de réaliser, les piles rechargeables « classiques » n'ont pas que des atouts : valeur faciale élevée, perte de puissance progressive au fil du temps, déchargement rapide... En répondant - même si c'est seulement en partie - à ces principaux inconvénients, cette nouvelle génération de piles chasse sur les mêmes terres que les piles alcalines. « Elles s'adaptent à tout type de chargeur et tout type d'application, de la lampe torche que l'on va ranger dans la boîte à gants de sa voiture aux appareils gourmands en énergie comme les lecteurs MP3 », précise Hervé Mejecase, directeur général d'Ercell. Les piles alcalines connaîtront-elles le même sort que les salines, aujourd'hui dépassées technologiquement ?

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Article extrait
du magazine N° 1990

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