Marchés

Des produits apéritifs pour toute l’année

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La consommation de produits apéritifs surgelés se concentre pour l’essentiel en fin d’année, à l’occasion des fêtes. Cependant, sous l’impulsion des principales marques du marché, l’offre s’affranchit des recettes classiques pour s’imposer tout au long de l’année.

Au rayon des surgelés salés, le segment des produits apéritifs se porte bien. En 2013, le chiffre d’affaires progresse de 3,8% alors qu’il est en recul de 1% pour l’ensemble du surgelé salé. À l’origine de cette grande forme, le goût du public pour les apéritifs dînatoires, le recul de la fréquentation dans le circuit de la restauration hors domicile, et le travail réalisé par les marques nationales et les MDD.

Certes, à l’ombre des géants de la chips ou de la cacahuète, produits incontournables de l’apéritif, le rayon grand froid ne pèse pas encore très lourd. Au sein même du rayon surgelés salés, les produits apéritifs représentent à peine 2% des volumes. Ce sont, pour l’essentiel, des corolles, des feuilletés ou des tartelettes. « C’est un très vieux rayon qui, pendant longtemps, a ronronné », explique volontiers Laure Fauchon, directrice marketing de Labeyrie Traiteur Surgelés.

Essor de l’assortiment

L’arrivée de nouvelles marques – Labeyrie et Marie, en 2010 – et le développement de recettes plus modernes sont en train de changer la donne. L’assortiment se développe rapidement (24 références en hypermarchés et 10 en supers).

Cependant, 45% des ventes en volume sont réalisés entre les mois de novembre et de décembre. « Avec un taux de pénétration de 21% et une fréquence d’achat qui s’élève à 1,6 acte par an et par foyer, le potentiel de développement du rayon reste important », analyse la directrice marketing.

Le marché est dominé par Labeyrie Traiteur Surgelés, qui, à travers ses trois marques – Labeyrie, Brossard et Blini –, contribue à 33% du chiffre d’affaires du rayon. D’ici au mois de juin, la marque Brossard, héritée du rachat en 2010 de l’activité surgelés Brossard, aura cependant complètement disparu au profit de Blini. « Cette dernière marque, en plus de son positionnement apéritif bien compris par les clients, véhicule une dimension d’ouverture et de découverte vers d’autres cuisines », indique Laure Fauchon.

Des packagings plus lisibles

En face de Blini, la marque Marie, qui se pose en complice des femmes dans la gestion de leur cuisine au quotidien, nourrit de façon tout à fait cohérente l’ambition d’imposer son offre de produits apéritifs au quotidien. À l’automne 2013, elle a rénové sa gamme de trois références avec des packagings plus lisibles (Apéritifs feuilletés, Apéritifs gourmands et Apéritifs sympas).

Elle complète sa gamme de deux cakes salés, lancée en avril 2013, par une troisième référence de cake aux légumes du soleil et au chorizo. « Installer les produits apéritifs surgelés dans des usages plus quotidiens est un travail de longue haleine. Il faut faire connaître l’offre et multiplier les tracts tout au long de l’année », estime Laure Fauchon. Des paroles traduites en actes fin 2013 pour la marque Labeyrie, qui, pour la première fois, a communiqué en télévision. 

58 M €

Le chiffre d’affaires des produits apéritifs au rayon surgelés salés en 2013, à + 3,8% vs 2012

4 000 tonnes

Le volume écoulé des produits apéritifs salés, à + 3,4%

Source : Iri

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