Marchés

Des produits plus chers pour les femmes? Bercy demande une enquête

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En moins d'un mois, le collectif Georgette Sand a beaucoup fait parler de son relevé de prix dans les magasins de cinq enseignes -Monoprix, Auchan, Nature & Découvertes, Amazon et Casino-. Sur un échantillon d'articles, les prix seraient plus élevés que ceux pour les produits destinés aux hommes. Bercy s'en est ému et demande une enquête aux services de la consommation et de la répression des fraudes, la DGCCRF.

Le collectif dénonce notamment les différences de prix entre des rasoirs jetables chez Monoprix.
Le collectif dénonce notamment les différences de prix entre des rasoirs jetables chez Monoprix.

Le sujet est grave. D'après un relevé de prix effectué par un collectif baptisé Georgette Sand, les prix de certains produits de grande consommation seraient plus élevés pour les femmes que pour les hommes. La preuve par l'exemple, publié sur le tumblr woman tax : chez Monoprix, les premières déboursent 1,80 euros pour 5 rasoirs jetables à la marque propre et les hommes 1,72 euros pour 10 rasoirs de la même marque et aux caractéristiques similaires. Même chose pour la crème Cellular anti-âge jour ou nuit chez Nivea : un pot de taille identique coûte 2 euros de plus pour les femmes.

Oui, mais voilà, se défendent les distributeurs, "l'écart de prix entre hommes et femmes s'explique par les caractères intrinsèques des produits ainsi que par les volumes de vente". Telle est la réponse de Monoprix au collectif qui a rassemblé pas moins de 20 000 signatures sur la pétition proposée aux consommateurs via le site change.org. Des arguments qui n'ont pas suffi à Emmanuel Macron. Le ministre de l'Economie a demandé aujourd'hui une enquête aux services de la consommation et de la répression aux fraudes sur le sujet. Le très sérieux magazine américain Forbes évalue à 14000 dollars (1100 dollars) par an la facture pour les femmes. Pascale Boilard, secrétaire d'Etat aux droits de la femme, a cité l'enquête dans ses tweets.

Les très sérieux services de Bercy devraient trancher ce débat sur l'existence ou non d'une "taxe rose".

Infographie

 

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