Des successions en douceur chez Leclerc

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Le processus des successions reste sous la haute surveillance de l'Acedel, association propriétaire de l'enseigne.

Situé au nord de l'agglomération rennaise, l'hyper Leclerc de Saint-Grégoire (68,6 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel) va changer de propriétaire. « La transmission est en cours d'habilitation par l'Acedel », explique Jean-Didier Onillon, le futur PDG. L'association des Centre Leclerc est en effet la seule structure habilitée à lui accorder le titre d'adhérent. « Être le fils du propriétaire ne suffit pas à obtenir l'aval du groupe », continue Jean-Didier Onillon, qui a dû faire ses classes dans des hypers du groupement à Bordeaux, Bois-d'Arcy et Nice avant de revenir épauler son père à Saint-Grégoire.

« Pour présenter un projet structuré à l'Acedel, je me suis entouré de 9 parrains adhérents », poursuit-il. Aucun n'a eu besoin de cautionner Jean-Didier Onillon, « car ma famille me facilite les modalités de remboursement du fonds de commerce ». Il dispose de deux ans pour faire l'acquisition du patrimoine immobilier.

L'âge de plusieurs des lieutenants de la première heure d'Édouard Leclerc accélère les transmissions, comme au Relecq-Kerhuon, près de Brest, où Jean-Yves Salliou s'apprête aussi à céder la place à son fils Jean-Claude. Le passage de témoin aux enfants n'est pas la règle, mais reste très répandu. Ainsi, à Vannes (Morbihan), Stéphane Berty est, depuis le 31 décembre, officiellement propriétaire de l'hypermarché que son père a créé en 1968.

Sans filiation ni fortune

Si le cas se fait de plus en plus rare, il est toujours possible d'entrer chez Leclerc sans fortune ni filiation. À Pont-L'Abbé (Finistère), André Le Dirach vient de vendre son magasin à Patrick Bellec. Ce jeune adhérent était le bras droit du précédent propriétaire. « Cinq parrains sont la caution morale de mon projet qui n'a pas nécessité de caution financière », explique Patrick Bellec.

Quant à Édouard Leclerc, propriétaire des hypers de Gouesnou, près de Brest, et de Landerneau, il a trouvé une parade à d'éventuels problèmes de succession. « Les murs et le fonds des deux magasins appartiennent à ma famille, mais leur management a été confié à Marie-Laure Bordais sous forme d'un contrat de gérance libre », confie Édouard Leclerc.
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Article extrait
du magazine N° 1766

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