Des syndicats veulent faire reconnaître un "groupe" Mulliez

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Faire reconnaitre l'existence légale d'un "groupe" Mulliez (Auchan), tel est l'objectif des syndicats. L'existence d'un tel groupe permettrait d'améliorer notamment le droit au reclassement des salariés en cas de plan social. Confirmant une information du journal 20 Minutes, la CFDT et la CGT assurent vouloir mettre fin à "une culture du groupe qui consiste à isoler chaque enseigne". "Ce qu'on veut, c'est que si demain ils envisagent un plan social chez Boulanger, on puisse regarder les résultats chez Auchan et les possibilités de reclassement", fait valoir maitre Stéphane Ducrocq. L'autre avantage pour les salariés réside dans le calcul des indemnités de licenciement, actuellement "sans commune mesure avec les bénéfices du groupe Mulliez", avance l'économiste, Benoît Boussemart. La jurisprudence de la cour de cassation du 28 septembre 2010 et celle de l'Autorité des marchés financiers (AMF) du 6 janvier 2011 expliquent qu'à partir "du moment où il y a capital commun, des dirigeants communs, un même contrôle, il y a un groupe", affirme Benoît Boussemart. Selon ses projections, un "groupe" Mulliez reconnu juridiquement pèserait plus de 30 milliards d'euros. La CFDT et la CGT reconnaissent toutefois se heurter dans ce projet à l'opposition des syndicats majoritaires : la CGC et la CFTC. Outre Auchan, l'Association familiale Mulliez (AFM), détient ou contrôle les sociétés Décathlon, Boulanger, Leroy-Merlin, Norauto ou encore Pimkie.
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