Marchés

Deux marques emblématiques, mais que tout oppose, dévoilent leur stratégie à la veille du Marathon

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Alors que le 38ème Marathon de Paris se tient ce dimanche, les marques se retrouvent au Running Expo. Samsung, Garmin, mais aussi et surtout, Asics, qui réalise 70% de son chiffre d’affaires dans le running, et Kalenji, la marque running de Décathlon. Ces deux dernières ont répondu aux questions de LSA.

Asics est le partenaire numéro un du Marathon de Paris auquel 50 000 personnes se sont inscrites et qui se déroulera le 6 avril.
Asics est le partenaire numéro un du Marathon de Paris auquel 50 000 personnes se sont inscrites et qui se déroulera le 6 avril.

L’une est japonaise, avec un siège social et 120 personnes installées dans le sud de la France, à Montpellier, l’autre est française, installée dans le nord de la France. Les deux ont en commun l’une des disciplines sportives les plus en vogue aujourd’hui : le running. Avec 10 millions d’adeptes, celui-ci ne cesse d’évoluer, attirant les femmes…et les seniors. Asics et Kalenji tiennent salon porte de Versailles, à deux jours du Marathon de Paris, l’une des cinq plus grands au monde (avec New York, Londres, Berlin et Chicago), qui compte encore cette année 50 000 inscrits (pour 70 000 demandes).

« Les plus grands marathons du monde se remplissent plus vite que les plus grands concerts de rock !, plaisante Nicolas Pelletier, directeur international de la marque Kalenji. Pour Berlin, 50 000 dossards se vendent en moins de 40 minutes ». Cette année, la griffe running de Décathlon a lancé deux innovations dans le domaine : le K-Ring, dans la chaussure, et une brassière pour femme. Le premier consiste en un anneau placé entre deux semelles qui s’écrase sous l’impact du talonet absorbe l’onde de choc. « Cela fait six ans que nos équipes composées d’un chef de produit, d’un ingénieur et d’un designer, travaillent sur cette innovation, souligne Nicolas Pelletier. Le K-Ring intégré dans la gamme de chaussures Kiprun améliore l’amortie de 11% ». Commercialisées depuis janvier dans les 690 magasins Décathlon dans le monde, le prix s’avère compétitif : 79,95 euros, là où les concurrents démarrent à 120 euros. Sachant qu’un marathonien use 5 à 6 paires de chaussures par an et dépense 300 euros en moyenne par an pour s’équiper, la marque d’Oxylane espère bien tailler des croupières aux Nike et autres Adidas. Benjamin Malaty, meilleur coureur français du Marathon avec un temps de 2h12, sera chaussé en Kalenji dimanche. Ce qui est le cas depuis deux ans. Il participe aussi à la conception des produits.

 

Côté textile, Décathlon travaille sur les vêtemens anti-irritation. La gamme Kiprace garantit l’absence de coutures cousues. Cette année, honneur aux coureuses : une nouvelle brassière leur est destinée. Elle est censée offrir un maintien 28% supérieur à un soutien-gorge de ville. C’est bien le moins.

 

Un flagship Asics à Paris avant fin 2014

Mais sur ce que les marques appellent le segment « performance », Asics caracole en tête avec 40% de part de marché sur ces sportifs pratiquants selon NPD. Elle a fait du running son cheval de bataille dans tous les pays où elle est présente. Comme en France, où cela lui réussit bien. En 2013, son chiffre d’affaires (120 millions d’euros) frôle les 10% de croissance (9,8%) et 2014 devrait être de la même teneur. Partenaire numéro un du Marathon de Paris, le pdg et fondateur d’Asics France, Didier Dreulle, a le sourire. « Nous voulons fabriquer des produits pour les sportifs pratiquants , souligne cet ancien de Nike, dont le rêve est d’ouvrir un flagship à Paris. Asics a un magasin vitrine dans beaucoup de pays européens, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Espagne. Nous aimerions en ouvrir un à Paris avant fin 2014 ».

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