Dia France: les syndicats redoutent une "casse sociale"

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La confirmation jeudi par le groupe de distribution espagnol Dia de la vente de ses activités en France n'a pas étonné les syndicats, qui attendent désormais de connaître d'éventuels repreneurs, mais pensent que de nombreux salariés resteront "sur le carreau".

Le numéro trois du hard-discount a annoncé en présentant ses résultats "avoir entamé les actions opportunes pour vendre la totalité de ses activités en France", où il emploie environ 7.500 personnes dans quelque 900 magasins.

Selon Evelyne Beaux, déléguée FO et secrétaire du comité d'entreprise, "il y aura des reprises mais c'est évident qu'aucun groupe ne va racheter l'ensemble des magasins. Des gens resteront sur le carreau". Elle estime qu'environ "200-250 magasins, qui emploient en moyenne 5 personnes, vont fermer".

L'annonce de la vente "n'est pas une surprise", a pour sa part commenté Thierry Coquin, délégué syndical central CGT, selon lequel elle était "réfléchie de longue date". LSA a révélé mercredi que Carrefour et Casino étaient des repreneurs potentiels. Reste à savoir "si les repreneurs rachèteront la totalité ou une partie des magasins", a souligné Thierry Coquin, qui s'attend à de "la casse sociale". Selon lui, "1.500 personnes pourraient rester sur le carreau", surtout dans les régions du nord, nord-ouest, centre-ouest et Rhin-Rhône, où les magasins connaissent les plus grosses difficultés.

 

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