Digital Retail: A qui profite Amazon ?

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

 

A qui profite Amazon ?

Amazon, on le sait, est en train de s’imposer comme le colosse du web. Un géant que même Walmart ne parvient à faire plier. Un succès que l’américain doit aussi à sa place de marché, sa marketplace. Car Amazon, aujourd’hui, n’est pas qu’un magasin sur le web mais aussi et une halle marchande dans laquelle les petits commerçants peuvent installer leur étal. Des « retailers » attirés par la puissance de frappe d’Amazon et de ses 85 millions de visiteurs uniques –soit 45% de plus qu’eBay. Et pour Amazon, cette marketplace, en plus d’enrichir son offre et de générer du trafic, est un formidable outil de veille. Au grand dam parfois de vendeurs qui s’estiment pillés par leur « hébergeur ».

C’est le cas de Jeff Peterson, créateur de la société Collectible Supplies, qui propose des produits à licence de la NFL (la fédération américain de foot américain). Il y a quelques mois, il s’est mis à vendre des mascottes en peluche de la NFL à 29,99 dollars pièce sur la marketplace d’Amazon. Un beau succès avec une centaine de ventes quotidiennes en moyenne. Problème : quelques semaines plus tard, Amazon s’est mis à vendre le même produit, faisant bénéficier le produit d’une meilleure mise en avant que celle de Collectible Supplies. Résultat : les ventes de ce dernier ont été divisées par cinq. « J’ai essayé de baisser le prix mais Amazon s’est aligné », explique M. Perterson au site du Wall Street Journal.

Et les exemples se multiplient pour toutes sortes de produits. Le site découragerait les vendeurs en leur « volant » des produits pour les vendre moins chers…  Du côté d’Amazon, on se défend de faire de la concurrence déloyale. Peter Faricy, le patron de la maketplace au sein d’Amazon rappelle qu’en moyenne les vendeurs voient leurs ventes bondir de 50% en venant chez eux. Tout en bénéficiant du stockage et de la logistique du géant du e-commerce. Sauf qu’Amazon, ce n’est pas les Restos du Cœur. Le site facture évidemment ces services aux vendeurs: il prend par exemple 6% sur la vente d’un PC, 15% sur un téléphone… A total, la marketplace représente plus de 10% de son chiffre d’affaires. Mais les ventes totales de ces vendeurs « third party » ont représenté 36% des ventes d’Amazon et pourraient monter à 55% d’ici cinq ans selon le cabinet Piper Jaffray. A condition de ne pas les faire fuir…

 

Le reportage du Wall Street Journal sur le sujet :

 

Réussir chez Apple n’est pas un gage de succès

 

En débauchant il y a quelques mois Ron Johnson, le M. Apple Store, l’enseigne de textile américaine JC Penney pensait que cet as du retail allait réitérer son exploit. Las, quelques mois plus tard la pilule est amère. La stratégie de réduire les promotions pour passer à une stratégie d’ « Everyday Low Price » à la Leclerc n’a pas convaincu les clients. Résultat : des ventes en chute libre (-20% de chiffre d’affaires en mai) alors que le concurrent direct Macy’s s’en sort très bien (+4,3% sur la même période).

Dans le même temps, le résultat est tombé dans le rouge avec une marge négative de plus de 5% du CA. Le problème, estime les analystes, c’est que les consommateurs ont bien du mal à jauger la nouvelle politique tarifaire de JCPenney car les produits sont différents d’une enseigne à l’autre. S’il n’a pas encore tout dévoilé, notamment son nouveau concept de magasin,  Ron Johnson serait déjà sur la sellette. Le casting qui avait surpris s’avère pour l’heure décevant. La recette du succès d’Apple ne serait pas transposable. Difficile à dire tant la stratégie de Ron Johnson basée sur le prix n’a strictement rien avoir avec celle des Apple stores…

 

Le graphique de la semaine: les cinq ans de l'iPhone en chiffre

Une campagne rigolote pour Tipp-Ex

Réagir très vite sur un fait d’actu, ça peut faire une bonne pub. C’est le cas avec la dernière de Tipp-Ex. Il y a quelques jours, la championne de tennis Justine Henin faisait son entrée au dictionnaire Larousse 2013… avec une petite faute d’orthographe à son nom. Le dictionnaire orthographie « Hénin » avec un accent sur le « e ». Un petit accent aigu, pas trop grave mais une faute quand même. Erreur qui sera corrigée dans la prochaine édition du Larousse assure l’éditeur. La marque de fourniture de bureau Tipp-Ex a trouvé le moyen de le faire dès cette année…

EDIT: Tipp-Ex n'est pas à l'origine de ce visuel, il est l'oeuvre de deux créatifs de l'agence Plan.net, Loïc Naga et Nicolas Richard. Bravo à eux!

 

 

Le « zero moment of truth » en video

C’est l’expression en vogue dans le marketing du web depuis quelques temps: le zero moment of truth. En référence au « first moment of truth » (FMOT) de Procter & Gamble qui représente l’acte d’achat en magasin en opposition au stimulus (on entend parler du produit) et au « second moment of truth » (on utilise le produit). Mais depuis quelques années, un autre moment est né dans le parcours d’achat qui s’intercale entre le stimulus et le « FMOT » : le Zero moment of truth (ZMOT). Il s’agit grosso modo de la recherche d’informations du consommateur sur le produit dont il a entendu parler. Internet, réseaux sociaux, forums… Selon une étude de Google réalisée auprès de 5000 consommateurs américains, en 2011, les consommateurs ont utilisé en moyenne 10 sources d’informations contre 5 seulement en 2010. Et ce n’est que le début assure Google qui estime que le travail marketing doit prendre en compte ce nouveau ZMOT. Car c’est dans ce moment là que se prendraient 84% de décisions d’achat.

La vidéo explicative :

 

Le diagramme suivant détaille l’importance des différentes sources dans la prise de décision d’achat

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
X

Recevez chaque matin tous les faits marquants sur les stratégies digitales, omnicanales et e-commerce des distributeurs et sur les solutions technologiques conçues pour les accompagner.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA