Digital retail: Delhaize dans le virtuel

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Delhaize, pionnier du magasin virtuel en Europe

Tesco était le premier groupe européen de distribution à le tenter, mais c’était en Corée (https://www.lsa-conso.fr/tesco-perennise-son-magasin-virtuel-dans-le-metro-sud-coreen,123942). Le belge Delhaize est le premier à le lancer sur le territoire européen, en l’occurrence en Belgique, dans la guerre de Bruxelles. Le principe est simple, il s’agit d’un cube amovible sur lequel sont imprimées 300 photos de produits avec leur code barre. On télécharge l’application Delhaize Direct sur son smartphone et on scanne les produits que l’on veut acheter avec l’appareil photo de son appareil. On paie et on va retirer son panier de course dans le drive de son choix. L’innovation est intelligente et peut coûteuse, d’autant que l’enseigne songe à faire financer l’installation par les marques présentes sur les faces du cube… En Corée, Tesco a annoncé avoir enregistré une hausse de 120% de son chiffre d’affaires après le lancement de ses virtuels en Corée. Reste que pour Delhaize, on s’interroge s’il s’agit d’une réelle démarche commerciale ou d’un coup marketing pour faire connaitre son application mobile. En effet, le cube ne propose que 300 produits –un peu court pour les courses de la semaine- et ne semble pas s’inscrire dans la pérennité puisque Delhaize a annoncé qu’il allait tourner dans différents endroits à fort passage. En tout cas, même si c’est temporaire, Delhaize aura au moins réussi son coup : faire parler de lui.

Le magasin virtuel Delhaize en vidéo :

 

 

Une société belge invente le micro-paiement par Facebook et Twitter

La Belgique est décidément à la pointe actuellement des technologies du commerce. Car après Delhaize et les magasins virtuels, c’est la petite start-up Paycento qui a attiré notre attention cette semaine. Créée par, Pieter Dubois, un ancien d’IBM, la société propose un moyen de micro paiement en ligne via les réseaux sociaux sur lesquels l’internaute est connecté. « Nous avons analysé que le micro-paiement se heurte à deux difficultés, explique Pieter Dubois sur le site belge Geeko. La première est que l’achat doit être réalisable sans effort, tout en garantissant l’identité du client. Le deuxième point de friction concerne l’alimentation de votre compte et la rentabilité de la transaction. Il faut savoir que, jusqu’à présent, aucun moyen de paiement ne permet de diminuer les frais de transaction en-dessous de 50 cents. »

Pour la praticité, Paycento a pensé à utiliser Facebook et Twitter. De la même façon que de plus en plus de sites donnent la possibilité aux internautes de s’enregistrer via son réseau social, la star-up belge propose de payer. Une fois enregistré sur le site via son compte Facebook, Twitter ou même LinkedIn, l’internaute peut alors payer d’un click sur le site de son choix partenaire de Paycento. Par ailleurs, pour permettre de réaliser des micro-paiements de quelques centimes –pour consulter un article de presse payant par exemple, la société a mis au point un système de crédit original qui permet d’abaisser la commission de ce type de services comme Paypal qui prend à chaque paiement 5 centimes plus 5% du total. Paycento est sur le point de lever 5 millions d’euros auprès des venture capitalists et promet de lancer son service d’ici juillet au plus tard. D’ici là il faudra convaincre le plus de sites possible d’adopter son système.

 

Les e-commerçants doivent prendre la pleine mesure des tablettes

Tout le monde en a conscience aujourd’hui, les tablettes s’imposent petit à petit comme le principal terminal dans le foyer pour surfer sur internet. Elles font d’ores et déjà de l’ombre à un PC qui cherche à se réinventer. Mais une fois qu’on a dit ça, il faut s’interroger sur les conséquences de cette nouvelle donne avec notamment un m-commerce qui croit de plus de 200% par an. Et la principale c’est l’exigence de l’internaute qui veut surfer simplement sur les sites web, avoir des pages qui s’affichent vite (ou qui s’affichent tout court) et l’ensemble des fonctionnalités accessibles. Or c’est loin d’être le cas. Combien de catalogues de distributeurs sont en flash, donc illisibles sur iPad aujourd’hui. C’est le cas de la majorité des sites des grandes enseignes (Casino, Carrefour, Auchan…).

Or, selon une étude récente de Compuware, les tablettes créent beaucoup de mécontentements. Et cette frustration ne se traduit pas par un rejet de la tablette mais du site qui ne donne pas satisfaction. Ainsi une mauvaise expérience web incite 46% des utilisateurs de tablette à se tourner vers un site concurrent. En cas d’échec de la connexion, la moitié des utilisateurs essayent au maximum deux fois de s’y reconnecter avant d’abandonner définitivement. Le temps d’attente exigé pour accéder à un site pour 70% des utilisateurs de tablettes est de… 2 secondes.  C’est d’ailleurs la principale critique faite à l’encontre des sites par les utilisateurs de tablettes, la lenteur (66%). Elle est suivie par la défaillance (44%), la difficulté à utiliser certaines fonctions (42%) et les problèmes de format (40%). Si les tablettes ont constitué un électrochoc pour les fabricants de PC qui ont dû concevoir des machines plus fines et plus vives (notamment pour le démarrage), elles devraient en constitué un nouveau pour les sites de e-commerce. Du moins pour ceux qui veulent continuer à croître.

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