Digital Retail: Evian s'attaque à la vente directe

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Avec sa « goutte internet », Evian s’attaque à la vente directe

On connaissait la vente directe des marques dans le non alimentaire (Apple, Dell, Nike, Adidas…), voilà qu’elle va faire irruption dans l’alimentaire. Evian lance en effet un service de livraison de packs d’eau à domicile. Il aura la forme d’un boitier en forme de goutte d’eau, le Smart Drop, qui, relié à internet en Wifi, permettra de commander ses bouteilles en précisant les quantités souhaitées ainsi que le  jour et l’heure de livraison. Un service qui devrait être gratuit à partir de 15 euros d’achat.

On entend déjà les cris d’orfraie de la grande distribution qui voit là un de ses plus gros fournisseurs (Danone), passer par-dessus elle pour adresser directement le consommateur. Mais Danone tient à rassurer ses clients. « Il ne s'agit pas de concurrencer la grande distribution, explique Charlotte Darsy, chef de produit Evianchezvous.com.  Pour Danone, c'est l'opportunité d'aller chercher des volumes additionnels, auprès d'une clientèle qui n'achète pas ou plus de bouteille d'eau minérale. » Car l’objectif c’est de refaire boire de l’eau en bouteille à un public urbain, de moins en moins motorisé, et qui rechigne à transporter ses packs de six dans le bus ou le métro.

Si la goutte ne sera lancée qu’en 2013, le service est testé par Evian depuis quelques mois déjà. Dans le XVème arrondissement de Paris où le groupe assure avoir déjà conquis un millier de clients puis étendu depuis mars à l’ensemble de la capitale et quelques villes voisines de l’ouest parisien. Ce sont elles qui seront concernées par le boîtier dans un premier temps. Mais Danone songe l’étendre au niveau national. Et c’est là que la distribution pourrait commencer à grincer des dents. Car s’il est vrai que dans les grandes villes, les consommateurs font leurs courses à pied, ce n’est pas le cas des habitants des villes moyennes qui fréquentent les centres commerciaux périurbains. Et même si le rayon eau en bouteille est loin d’être le plus rentable de la grande distribution, pas sûr pour autant que les enseignes encouragent cette forme de concurrence. D’ailleurs, rares sont les exemples de réussite de vente directe au consommateur par le client. Seul Apple y est vraiment parvenu. Reste à savoir si la marque Evian est assez forte pour se le permettre.

A voir la vidéo de la Smart Drop :

 

 

La majorité des jeux vidéos désormais dématérialisée

Après la musique, la vidéo, c’est au tour du marché du jeu vidéo d’être chamboulé par le web. A la différence des deux autres marchés, ce n’est pas tant le téléchargement illégal dont il est question ici (il ne représente qu’une part minime, du moins sur console, de la consommation de jeu) mais du développement des plateformes de téléchargement légales. Selon une étude du cabinet japonais Enterbrain, les jeux en ligne et les jeux proposés en téléchargement représenteraient désormais 58% du chiffre d'affaires mondial du jeu vidéo. Soit 30 milliards d'euros. Qu’est-ce qui entre dans ces 58% ? Les plateformes de téléchargement sur PC (de type Steam), les jeux sur smartphones et tablettes téléchargeables directement sur les « stores », ou encore les jeux présents sur les réseaux sociaux. Pour faire simple : tout ce qui échappe à la distribution. Et c’est bien là le problème pour les enseignes qu’elles soient spécialisées ou généralistes. D’autant que dans le même temps, le jeu classique (les consoles et les boites de jeu en vente en magasin) s’essoufflent. Il s’agit certes d’un phénomène connu et récurrent : la fin de cycle de vie des consoles avant la nouvelle génération. Les enseignes font d’ailleurs mine de ne pas s’en inquiéter. « Le jeu sur smartphone et tablette ? C’est de l’additionnel, pas de la cannibalisation… », répètent à l’envi les acteurs du jeu classique. De l’additionnel peut-être qui prend tout de même de plus en plus de temps. Les enseignes essaient bien de proposer des cartes prépayées en magasin pour télécharger des jeux en ligne ensuite. Mais ces initiatives font plus office de rustine qu’autre chose.

Pour la distribution, le salut viendra plutôt des fournisseurs, qu’ils soient fabricants de consoles ou éditeurs. Lors de l’E3 qui s’est tenu la semaine dernière à Los Angeles, Nintendo a tenté de montrer la voie avec une console de salon, la Wii U, qui veut rompre une nouvelle fois avec la façon actuelle de jouer. L’éditeur français Ubisoft a lui fait une démonstration de force avec la présentation de ses blockbusters Assassin’s Creed 3 et le bluffant Watch Dogs. Des expériences de jeu bien plus riches que les petites applications à 99 centimes des smartphones. Et au même titre que la télé, n’a pas tué le cinéma, le jeu vidéo classique s’en sortira en proposant de la qualité et des nouvelles expériences de jeu. Ceux qui se contenteront du minimum par contre risquent d'avoir un avenir compromis.

 

Les écrans souples, c'est pour bientôt

Une petite démonstration impressionante d'un écran souple. Même découpé, il continue de fonctionner! Ils pourraient arriver dès 2013 dans les prochaines générations de smartphones.

 

Les 32 innovations qui vont changer nos lendemains

Un dossier intéressant du New York Times sur les produits qui vont arriver dans notre quotidiens ces deux prochaines années. A lire ici

 

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