Digital Retail: la déclaration de guerre de Wal-Mart à Amazon

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Wal-Mart déréférence le Kindle et déclare la guerre à Amazon

On se demandait combien de temps encore Wal-Mart allait commercialiser les produits de son plus farouche concurrent Amazon. A savoir la gamme de liseuses/tablettes Kindle. On a désormais la réponse : Wal-Mart a décidé jeudi 20 septembre dernier de cesser leur commercialisation. Certes, ce n’est pas la première enseigne à déréférencer le Kindle –Target l’a fait en mai dernier- mais c’est évidemment la plus importante. Et si le géant américain n’explique pas pourquoi il ne vendra plus de Kindle, la raison est évidente dans la mesure où il continuera de proposer en magasin les tablettes des concurrents Apple, Google et Samsung. Wal-Mart ne veut plus être le showroom d'Amazon sur les produits techniques.

La question est : pourquoi avoir attendu si longtemps ? Car jusqu’à présent le Kindle n’était qu’une liseuse, soit un banal écran noir et blanc seulement capable d’afficher des pages de livres. Mais depuis les modèles Fire, ce n’est plus le cas. Amazon s’est lancé en 2011 sur le segment des tablettes. Le Kindle Fire peut être utilisé pour acheter des e-books donc mais aussi des jeux, des films et plus généralement tout ce qu’Amazon vend sur son site, grâce notamment à un navigateur internet maison. « Le Kindle Fire est un cheval de Troie, explique Andrew Rhomberg, créateur de Jellybooks, un site de recommandation de livres. C’est une plateforme de shopping qui permet d’acheter ailleurs tout ce que Wal-Mart vend. » En proposant le Kindle Fire dans ses magasins, c’est un peu comme si Wal-Mart avait ouvert un « shop in shop »concurrent. Inconcevable. Pas question pour le moment de s'en priver en France, explique le responsable des achats de biens techniques d'une grande enseigne hexagonale. "Dans le contexte de pénurie que nous subissons tous d’Apple sur l’iPad, le Kindle peut être une alternative pour satisfaire l’engouement de nos clients pour les tablettes, explique-t-il. Toutes les tablettes et les téléphones sont aujourd’hui des plateforme de e ou m commerce via Google."


Car au-delà du conflit Wal-Mart/Amazon, c’est l’ensemble des entreprises de technologie qui seront potentiellement à terme des concurrents pour les distributeurs. Il y a aujourd’hui Amazon donc mais aussi Google qui avec son Google Shopping va faire payer les sites de e-commerce qui veulent être référencés et surtout son Google Wallet, un portefeuille virtuel qui permettra demain de payer dans n’importe quel commerce. On peut enfin citer Apple qui vient aussi de lancer son application de portefeuille virtuel (le Passbook) et dont le magasin ITunes propose de plus en plus de produits (musique, films, livres…). Il viendrait à l’idée de personne aujourd’hui de déréférencer un produit Apple. Mais demain…

30$ par mois pour recevoir des gadgets branchés

Le business du « subscription commerce » (vente sur abonnement) est très médiatisé depuis qu’il tente de plus en plus de secteurs (thé, rasage, hygiène féminine). Le « buzz » semble un peu être retombé mais ça n’empêche pas le site new-yorkais The Fancy de lancer sa propre box pour 30 dollars par mois. The Fancy ? Une sorte de réseau social sur lequel les internautes viennent partager exclusivement leur coup de cœur en matière de shopping. Et c’est une sorte de best of des coups de cœur que The Fancy se propose d’envoyer à ses abonnées tous les mois. Une box d’une valeur, précise le site, de 60 dollars, qui sera envoyé tous les mois aux abonnés pour seulement 30 dollars. Qui aura-t-il dans cette box ? Des produits branchés qui plaisent aux hipsters, la cible du site The Fancy. Un exemple de box est ainsi présenté par le site : une montre, un T-shirt, des autocollants, un paquet de chewing-gum, une clé USB, une coque d’iPhone… Des goodies en somme mais design et un peu rare histoire de se distinguer. Sauf que c’est peut-être là que le système va montrer ses limites. Les internautes qui fréquentent ses sites cherchent justement à se distinguer avec des produits rares « chinés » sur la toile. Y’aura-t-il le même engouement pour une offre de « raretés » standardisées ? A voir.

 

Système U lance l’application CoursesU.com


Tout CoursesU.com dans votre poche ! -... par Les_Magasins_U

 

Quand Système U s’y met, il ne le fait pas à moitié. Longtemps acteur prudent du phénomène drive, avec un modèle « light » de picking – ce qui n’empêche pas l’efficacité puisque les ventes en drive devraient flirter avec les 500 millions d’euros cette année – le groupement présidé par Serge Papin accélère.

Il a d’abord cet été commencé un grand travail pour « marketer » ses drives, avec une enseigne U Drive destinée à en améliorer la visibilité sur site. Il vient surtout, depuis le 19 septembre dernier, de lancer son appli CoursesU.com sur AppStore et Android.

Oh ! Loin d’être le pionnier du genre: pour faire simple, il n’y a plus guère que Cora, parmi les « gros » du drive à ne pas disposer de son appli. Mais, tout de même, le signe clair d’une volonté plus nette de développer ce service.           

Visiblement, U est allé piocher aux meilleures sources pour créer son appli, tant elle ressemble à ce que la concurrence propose. Mais cela a le mérite d’être « pro », et finalement d’une utilisation très intuitive.

On choisit son magasin de rattachement – ici, le Super U parisien de l’avenue de Clichy, dans le XVIIème -, un clic sur l’icône «rayons» et voilà que s’ouvrent 17 catégories de produits, depuis le frais jusqu’au textile, en passant par l’épicerie salée, sucrée, les boissons ou la beauté. Pour chacune, des sous-catégories. Par exemple, dans les produits frais, les fruits, avec pas moins de 198 références, proposées. Un autre clic pour accéder à ces dernières : 2 types d’oranges, 7 de pommes, etc. Du choix, donc, même si certaines catégories sont nettement moins achalandées : ainsi, pour les surgelés, le Super U de l’avenue de Clichy propose certes 19 références, mais hormis Buitoni, ce sera du U et seulement du U. De bonne guerre, après tout, que de mettre en avant ses MDD…

Un classement par catégories (bouteille, pack, 500g, 1 kilo, etc.) permet de se repérer très vite, de même qu’un classement par marques, très utile, aide à trouver son bonheur. Enfin, il est possible de trier les produits par prix (croissant ou décroissant) et, mieux encore, par prix au kilo ou prix au litre (là encore croissant ou décroissant).

Ne reste plus ensuite qu’à valider ses achats : mais attention, au minimum 50 euros hors frais de préparation et de livraison. Et en parlant des frais, justement : si les frais de préparation sont offerts, 7 euros de frais de livraison sont demandés pour une livraison à domicile.

Jean-Noël Caussil


Vidéo : découvrez l’incroyable magasin de e-commerce en 3 D que prépare Tesco
 

C’est du jamais-vu, encore, dans l’univers du commerce. Tesco vient de révéler son intention de créer un nouveau type de shopping, en s’appuyant sur deux technologies : la TV connectée et la Kinect de Microsoft. L’idée : créer un commerce interactif en 3D sur l’écran TV, où le consommateur peut déambuler et faire ses courses en se saisissant des produits sur les rayons, le tout virtuellement et en restant à la maison, devant sa TV. Un avant projet a été dévoilé par Keytree, qui met en musique le projet.
Florent Maillet

« Et si je devais créer un site en 2012 »
Le serial entrepreneur du web Patrice Cassard, créateur des sites de T-shirts LaFraise.com, des chaussettes Archiduchesse.com et du réseau social Neeed.com nous livre une étude de marché en direct sur son blog. Quels sont les secteurs les plus concurrentiels ? Les créneaux à prendre ? Les positionnements qui permettent de meilleures marges ? Les liens avec le commerce physique ? Un billet très instructif qui explique que réussir dans le e-commerce c’est  encore faisable aujourd’hui, même sans gros moyen. A lire ici (lien : www.patricecassard.com)

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