Digital Retail: la marque Nana dit la vérité sur les règles

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Nana dit enfin la vérité sur les règles en Grande-Bretagne

On s’en souvient avec La Redoute, le marketing « classique » n’est pas toujours le plus efficace sur internet. Pour se mettre les internautes dans la poche, rien de mieux qu’une vidéo humoristique mâtinée d’autocritique. Et en l’occurrence, Bodyform –la filiale britannique de la marque de serviettes et tampons Nana- a réussi son buzz la semaine dernière avec une vidéo de sa présidente postée sur youtube et déjà visionnée plus de 2 millions de fois.

Il s’agit d’une réponse en fait à un internaute qui moquait sur la page Facebook de bodyform des habituelles publicités pour les serviettes et tampons. Un message « liké » près de 100 000 fois qui a fait le tour des réseaux sociaux.

 

La traduction :  « Salut, en tant qu’homme je me demande pourquoi vous nous avez menti druant toutes ces années. Enfant je regardais avec intérêt et un peu de jalousie ces pubs dans lesquelles on voyait des femmes attendre ce moment du mois pour faire des trucs cool : faire du vélo, du roller, danser, sauter en parachute. Pourquoi ne pourrai-je jamais profiter de ces moments et de cette « eau bleue ». Et puis j’ai eu une copine et j’ai attendu en vain ces moments de joie. Vous avez menti !! Il n’y a pas de joie, de sport extrême, ni d’eau bleu dans les serviettes. A la place je dois restreindre mes instincts de mâle (…) alors que ma copine passe d’une personne charmante à la petite fille de l’Exorciste en encore plus méchante. »

 

Devant l’ampleur du buzz généré par le message, Bodyform a décidé une semaine plus tard de répondre à Richard. Une vidéo très drôle d’une certaine Caroline Williams, présidente de Bodyform. Enfin pas tout à fait présidente, indique la société sous la vidéo YouTube, Bodyform n’ayant pas de CEO. « Mais si on en avait, elle s’appellerait Caroline Williams et voilà ce qu’elle dirait » :

 

 

La traduction: "Bonjour Richard, je suis Caroline Williams, PDG de Bodyform. Nous avons lu votre commentaire sur Facebook avec intérêt. Et nous pensons qu'il est le moment d'être honnête. Nous vous avons menti, Richard. Et je veux vous demander pardon. Pardon! Ce que vous voyez habituellement dans nos publicités ne reflète pas la réalité. Vous avez raison. Des femmes en train de sauter en parachute, faire du roller ou du VTT  - vous avez oublié l'équitation, Richard - sont effectivement des métaphores. Elles ne sont pas réelles. Je suis désolée d'avoir à être celle qui doit vous dire ça, mais les règles heureuses, ça n'existe pas. La réalité, c'est que certaines personnes ne pourraient pas supporter la vérité.

Dans le passé, nous avons essayé d'être plus honnêtes dans notre approche. Dans les années 1990, nous avons organisé des "focus group" pour nous aider à évaluer la réaction des gens à la réalité des règles: les crampes, les sautes d'humeur, la faim insatiable. Et oui Richard, le sang coulant de notre utérus comme un glissement de terrain.

Donc, nous avons compris qu'il fallait changer notre stratégie. Et depuis tout ce temps, nous sommes parvenus à maintenir cette illusion. Mais vous, Richard, vous avez fait tomber le voile et détruit le mythe. En exposant ainsi tous les hommes à une réalité dont nous espérions les protéger - vous avez fait ça, Richard. Bien joué! J'espère simplement que vous trouverez la force dans votre cœur pour nous pardonner. (Et après une flatulence...) Oh, pardon, Richard ! Vous saviez qu'on faisait ça aussi, non?

La vidéo n’aura peut-être pas d’influence sur les ventes à court terme. Mais la marque s’est attiré un indéniable capital sympathie.

 

Une vitrine intelligente chez Adidas

 

C’est en Allemagne, à Nuremberg que ça se passe. La vitrine du magasin Néo d’Adidas est une des plus communicantes vues à ce jour. Interactive, elle est composée d’un grand écran tactile Samsung qui permet au passant de faire défiler les produits et d’essayer sur un mannequin virtuel des combinaisons de produits.  Une fois sa sélection faite, il peut mettre les produits dans un panier virtuel et les commander depuis son smartphone. La vitrine se connecte alors à son téléphone portable de l’utilisateur qui se sera auparavant rendu sur un site et tapé un code pin. En test durant 6 semaines, cette « window shopping » pourrait être généralisée dans les boutiques Neo de la marque allemande qui ciblent un public de jeunes consommateurs.

 

Le e-commerçant de la semaine

 

Il s’agit de Marc Ménasé, le président et fondateur de la société Meninvest qui a reçu le Trophée e-commerce de la personnalité de l’année. Sa société créée en 2010 s’est spécialisée dans l’exploitation de sites de e-commerce, principalement dans la mode masculine branché de la « génération GQ » avec des sites comme Menlook (prêt-à-porter) ou encore Timefy (montres), Estime (maroquinerie) ou encore Saintsens (chemises sur mesure).

 

 

Ubleam, le français qui veut ringardiser le QR code

 

Il faut l’avouer, le QR code, ce code barre carré en deux dimensions, est plutôt moche. Quand à son successeur désigné, le NFC, il n’est encore présent que dans un petit nombre de smartphones en circulations et surtout la communication ne fonctionne que sur une courte distance.

La petite start-up toulousaine Ubleam a la solution. Ce sont les « bleams ». Il s’agit de petits logos ronds et colorés qui font office de tags et sur lesquels les marques peuvent mettre leur logo ou tout autre visuel de leur choix. Plus compatible avec le visuel d’une campagne que les gros carrés noir et blancs de QR codes. Le secret du tag des « bleams » se situe sur les bords du cercle. Il s’agit d’une série de points dont le positionnement encode l’URL du site internet. Plusieurs avantages : d’abord la distance, puisque ces « bleams »peuvent être scannés à plusieurs mètres de distances et sous des angles différents. Et même en mouvement comme le montre cette vidéo sur la page Facebook de la société Ubleam. Enfin ils peuvent être customisables avec  le logo ou tout autre visuel de la marque.  Reste le plus dur pour la marque : imposer son standard. Bref, le plus dur reste à faire.

 

 

Le commerce français cartographié

 

Proximité, grandes surfaces alimentaires, bricolage ou encore sport… Le journal du Net a mis en ligne en partenariat avec Asterop des cartes de France de densité du commerce en France. Pas vraiment de surprise, la densité des commerces en général est la plus forte aux alentours des grandes villes. Mais avec néanmoins des surprises comme la sur-représentation des enseignes de meuble et déco dans l’Eure ou encore celles d’électroménager dans les Ardennes…

 

 

1 commentaire

Laëtitia

23/10/2012 17h45 - Laëtitia

Merci super article... Le lien vers la page Facebook Ubleam ne marche pas (une parenthèse s'est glissée dans l'URL).

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