Digital Retail: Tesco et l'iPad, Neeed le réseau social du shopping, Walmart et le DVD, la carte de France de la surconsommation

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Neeed le réseau social du shopping

Il existe bien des réseaux sociaux sur la musique (Last.fm), sur la photo (Instagram), sur la culture (Sens Critique), alors pourquoi pas sur le shopping ? C’est ce que s’est dit Patrice Cassard, le créateur en série de sites de e-commerce qui après les T-shirts de La Fraise et les chaussettes d’Archiduchesse a lancé fin 2011 l’ingénieux neeed, sur une idée déjà vu aux Etats-Unis chez Lyst ou The Fancy et qui rappelle aussi, mais de manière plus ciblé sur le shopping, le très médiatique Pinterest.

Un petit tour sur le site. Il suffit donc de s’inscrire, tout simplement via son compte Twitter ou Facebook (qui deviennent entre parenthèse les clés d’entrée pour un nombre de plus en plus important de sites…) et de glisser un lien donné par le site dans sa barre de favori. C’est fait, vous êtes un « neeeder ». Dès lors deux possibilités s’offrent à vous : suivre, comme sur Twitter, d’autres personnes inscrites ou commencer à créer votre liste de produits désirés. Car ce qui intéresse les utilisateurs de Neeed c'est de dégoter des gadgets, fringues, objets de déco et autres accessoires high-tech branchés que personne ne connait. Evidemment, Neeed est un petit paradis pour hipster, limite une caricature avec ses gadgets vintages, ses T-shirts aux messages décalés et ses chemises à carreaux.
Le site est par ailleurs assez simple d’utilisation. Une fois que le raccourci est dans la barre de favoris, on peut surfer sur des sites de e-commerce à le recherche de la perle rare.

 

 

Lorsqu'on trouve un objet qui nous plait, on peut commencer à constituer sa liste en cliquant sur le raccourci Neeed. Une fenêtre apparait alors autours de l’objet désiré.

 

 

Il ne reste qu'à remplir les mentions de prix et de catégorie et le produit est envoyé sur sa liste Neeed.
Bref, une idée séduisante sur le papier qui rappelle un peu les sites comme 1001Listes qui offrent un niveau de service entre les consommateurs et les magasins. Encore faut-il que le business model suive et que les e-commerçants acceptent de rétrocéder une partie de la somme engrangée au site qui leur envoie des clients... Pour ça Neeed devra beaucoup grossir…

 


L’iPad à 60 euros, erreur ou manip de Tesco ?

Le nouvel iPad (64 Gb) à 49,99£ (60 euros), soit une décote de 90% ! Ce fut la bonne surprise des clients du site Tesco Direct la semaine dernière. Evidemment l’erreur était manifeste mais certains clients ont eu le temps de passer commande avant que le site ne lâche sous l’effet des nombreuses connexions. Réalisant son erreur, Tesco a remis le vrai prix et fait savoir qu’il n’honorerait pas les commandes passées à 49,99£ comme la loi le lui autorise en raison d’une erreur qualifiée « d’informatique » par un porte-parole du groupe. Créant au passage une vague de mécontentements. Des groupes Facebook comme celui-ci ont été créés pour réclamer que Tesco honore malgré tout ses commandes.

D’ailleurs plusieurs bloggeurs et spécialistes de marketing en Grande-Bretagne se sont interrogés sur le bien fondé de la décision du distributeur. « Tesco ne s’est pas excusé et a pointé une erreur technique ce qui a provoqué du mécontentement, analyse Steven Dodds, consultant au cabinet United. Ils auraient eu beaucoup plus à y gagner en admettant qu’ils avaient commis une erreur et en honorant les quelques commandes qui ont dû être passées. » Mais voilà, en difficulté depuis quelques mois, le distributeur britannique ne peut peut-être plus se permettre ce type de sacrifice à l’heure du resserrage de vis général… A moins, que l’erreur n’en soit pas vraiment une. C’est l’hypothèse de cet autre bloggeur qui avance que Tesco a peut-être voulu faire parler de son site Tesco Direct. Au risque de subir un buzz négatif en annulant les commandes par la suite. Car au final, note le site, la fréquentation de Tesco Direct a bondi et a continué de progresser, même après l’annulation des commandes. Si Tesco l’a fait exprès, c’est machiavélique… mais efficace.

 

Saviez-vous qu'à Marseille on mange 5 fois plus de nougat que dans le reste de la France?

Et que les Strasbourgeois boivent 13 fois plus de Picon Bière que la moyenne des Français? Voilà le type de données que l’on trouve sur cette carte de France des produits surconsommés département par département (Le Journal du Net avec Nielsen). Ce qui ressort de ces chiffres compilés c’est que le régionalisme reste fort dans les habitudes de consommation. Et ce malgré la prépondérance des géants de l’agroalimentaire accusés d’uniformiser les goûts et les pratiques de consommation. Certes, sont pointés, pour chaque département, les 10 produits les plus surconsommés, soit une part minime dans la consommation globale des ménages. Il n’empêche avec des écarts qui dépassent régulièrement les 300-400% (avec un pic à 1200% pour l’amer brun, alias le Picon Bière, dans le Bas-Rhin), la culture alimentaire locale reste vivace pour quelques produits symboles.

La carte de France des produits surconsommés par département

 

Walmart va stocker les DVD de ses clients en ligne


Stocker en ligne l’ensemble de sa vidéothèque (DVD et Blu-ray) pour pouvoir la consulter partout avec une connexion internet. C’est le service que va lancer Walmart en partenariat avec son service de VOD Vudu en avril prochain. Le concept est simple : il suffit d’aller en magasin avec son DVD (pas forcément acheté chez Walmart) et contre 2 dollars, l’enseigne débloque une copie du film déjà stocké dans le cloud ou 5 dollars s’il s’agit d’un film en définition standard que le client veut voir upgradé en HD. Celui-ci disposera donc d’une copié durable (le DVD s’abîme avec le temps) consultable partout sur le service de Vudu (consoles, TV connectées, tablettes et ordinateurs). Idée intéressante de la part de Walmart qui pourra ainsi recréer du trafic dans un rayon DVD pas toujours à la fête depuis quelques années. Et puis  Mais qui pose tout de même la question du prix. Les consommateurs sont-ils prêts à payer 2 dollars pour voir des films en streaming qu’ils possèdent déjà ? D’autant qu’ils pourraient uploader eux-mêmes leur propre film. Ce service pourrait intéresser un public peu féru d’informatique en revanche.

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