Dix équipements innovants repérés à Viva Technology

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« Quand je vois les grands groupes français penser le changement de leur modèle, leur propre développement, avec et par les start-up et l’innovation, je me dis que nous sommes en train de réussir un changement de mentalité très profond. » C’est en ces termes qu’Emmanuel Macron, président de la République, a ouvert le salon Viva Technology, qui se tenait du 24 au 26 mai au Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris. L’événement était en effet l’occasion de découvrir de belles collaborations entre jeunes pousses et grands groupes. LSA vous présente 10 innovations repérées qui touchent le retail. 

Vivatech
Vivatech© CC / LSA

Un « Shazam » des sacs Vuitton

Le groupe LVMH a travaillé avec la start-up Heuritech pour créer une application capable de reconnaître un produit Louis Vuitton à partir d’une photo. Lancée le 25 avril pour le catalogue de maroquinerie femme, elle doit raccourcir le parcours client entre l’exposition à un produit de la marque et l’acte d’achat. Le moteur de reconnaissance d’images analyse le cliché soumis par la cliente, qui peut être pris par ses soins ou provenir du web. Le système lui proposera alors la fiche du produit si le sac est identifié ou celle d’un article s’en rapprochant le plus.

« Une des difficultés est d’identifier le produit dans tous les contextes », commente Tony Pinville, cofondateur d’Heuritech. La jeune pousse utilise l’intelligence artificielle (deep learning et machine learning) pour perfectionner son algorithme au fil des sollicitations. La cliente peut également aussi « aider » dans la recherche en utilisant des critères pour trouver le produit de son choix.

Digitalisation du pied

Jacq. Shoes a créé My Shoes Smart Commerce, qui rassure le client lors de son achat en ligne de chaussures et évite ainsi les retours. Le client crée avec la caméra de son smartphone une image en 3D de son pied en moins d’une minute. L’algorithme de la start-up cherche dans le référentiel des marques les dimensions du produit et compare, par exemple, la taille 38 de telle marque avec la morphologie du pied de l’internaute. Jacq. Shoes confirme ensuite ou lui propose d’autres articles. La start-up travaille actuellement avec des e-­commerçants et des marques qui font de la personnalisation de produits.

Une PLV connectée qui analyse les images

Indigo a installé des capteurs sur une PLV afin d’aider les enseignes à identifier l’appétence des clients pour tel ou tel produit. Pour Sephora, l’entreprise a transformé un meuble de présentation de quatre parfums incluant une caméra et un écran (photo). Quand une cliente touche un parfum, la vidéo promotionnelle se lance. La solution va analyser les images en temps réel et de façon anonyme pour mesurer l’engagement avec le produit. Sephora recoupe ensuite cette donnée avec les tickets de caisse pour en tirer un taux de conversion. Le dispositif sert aussi à identifier que les testeurs sont bien en place, envoyant des alertes si besoin au responsable du magasin. Autre usage, pour un corner Shiseido au Printemps : Indigo illumine des produits qui intéresseront une cliente après l’avoir vite questionnée via un écran en début de parcours.

Pvi 1 500 € pour rendre un meuble intelligent, puis abonnement de 30 € par mois et par meuble

La réalité augmentée et la 3D pour s’approprier une montre

Haptic Media a conçu une expérience de réalité augmentée pour la nouvelle marque de montres du groupe Richemont, Baume. L’horloger fabrique ses articles à la demande, avec plus de 2 160 personnalisations possibles. L’objectif consiste à aider les clients à s’approprier le produit sans l’avoir physiquement, en ayant une vision très réaliste de la montre voulue à son poignet grâce à son téléphone ou sa tablette. Le parcours client commence sur un configurateur, Haptic Media ayant créé une base de données 3D pour toutes les couleurs, textures et matières. Après cette étape, le consommateur met ensuite un bracelet en carton qui reprend grossièrement la forme d’une montre avec un marqueur qui signale au système où doit se positionner le cadran. La caméra du téléphone détecte ce marqueur et va projeter la montre sur le poignet. Si le client souhaite changer la configuration, tout se fait en temps réel. Et une sauvegarde peut, bien sûr, s’enregistrer pour un achat ultérieur.

PVI à partir de 30 000 € pour l’application

Expérience marketing immersive dans le champagne

La marque Ruinart, du groupe LVMH, propose à ses clients de s’immerger dans le vignoble du célèbre champagne, grâce à une solution développée avec l’agence de création Virtuose Reality. L’objectif est d’inciter à l’achat via la réalité augmentée, notamment auprès des clients étrangers qui ne peuvent pas venir à Reims. Concrètement, les consommateurs doivent pointer l’objectif de leur smartphone ou de leur tablette sur un marqueur – en l’occurrence l’étiquette de la bouteille – pour activer l’animation. Ils suivent alors Petit R, un personnage créé pour cette expérience marketing, qui leur fait découvrir l’univers de la marque, fondée en 1729. L’animation changera selon les éléments vidéo auxquels l’utilisateur s’intéressera. La solution fonctionne sur les iPhone 5S et au-delà, et l’équivalent sous Android, soit une majorité du parc des smartphones. Une fonction de partage a été prévue pour un effet viral quand l’application sortira. Pour le moment, Ruinart réserve cette expérience de réalité augmentée à ses événements.

Un robot d’accueil 23 fois plus efficace qu’une borne classique

La jeune pousse lyonnaise Hease Robotics a sorti une nouvelle version de son robot d’accueil, qui dispose désormais d’une fonction de navigation et de cartographie. L’objectif est d’accompagner une personne d’un point A à un point B. Le design a été changé pour le rendre moins imposant. Hease Robotics cible les lieux à fort flux, et l’entreprise a notamment mené un test avec E. Leclerc pendant un mois près de Chartres et Montpellier. Les robots ont déambulé dans les galeries marchandes pour proposer des jeux aux visiteurs. Le fabricant reste discret sur les chiffres, l’enseigne autorisant seulement à communiquer sur le fait que la machine a été 23 fois plus efficace qu’une borne classique pour les mêmes usages, dans les deux sites. Le distributeur et la start-up travaillent de concert pour réfléchir à de nouveaux tests pour la fin de l’année.

PVI location à partir de 1 000 € incluant le robot, le logiciel et la maintenance

Un robot qui surveillela qualité de l’air

Partnering Robotics a conçu un robot 100 % made in France qui veille à la qualité de l’environnement des lieux. Le Diya One X se déplace de façon autonome et capte la qualité de l’air, la température, le niveau sonore ou l’ambiance lumineuse des magasins ou des bureaux. Les Galeries Lafayette testent le dispositif dans le rayon femme et le Dyia One X est relié à la centrale qui pilote l’air pour prendre les actions nécessaires afin d’avoir un espace agréable. Partnering Robotics a aussi conçu une version fixe, pour des pièces de plus petites tailles.

Pvi 599 € par mois pour un engagement de trente-six mois. 149 € pour la version non mobile

Vusion Pay, pour zapper caisses et applis

SES-Imagotag a développé Vusion Pay pour proposer de l’encaissement mobile sans avoir à installer d’application au préalable. But : éviter les abandons de paniers. Pour commencer ses achats, le client scanne le QR code sur une étiquette électronique ou approche son téléphone pour utiliser le NFC. Cette action ouvrira une appli web et lui permettra de constituer son panier au fil des scans. L’étape de paiement reste classique.

PVI 30 € par mois par magasin (hors étiquettes)

La carte bancaire remplace celle de fidélité

Transaction Connect a créé une solution qui suit un client via ses achats, sans qu’il ait de carte de fidélité. La start-up cible les foncières, qui peuvent ainsi identifier un client multi-­enseignes et lui suggérer des offres adaptées. Unibail-Rodamco a déployé la solution dans So Ouest (92), proposant aux clients de s’enrôler dans le programme de fidélité, la carte bancaire servant de liant. En un mois et demi, 1 500 clients ont été enregistrés. Un déploiement complet est prévu dans les années à venir dans le groupe.

Une camionnette cube

XYT s’est emparé de la problématique du dernier kilomètre pour créer une camionnette dont le coût d’exploitation a été voulu 20 à 30% moins élevé que celui d’un véhicule classique. Il s’agit d’un bolide électrique robuste, avec des pièces en plastique faciles à changer, et dont la maintenance est peu coûteuse. Particularité, la partie arrière du véhicule est modulable puisqu’on ajoute sur le châssis un cube, qui offre un espace de chargement de 10 m3 pour 800 kg de charge utile. Une version pour charrier des produits froids est possible et le transporteur peut aussi changer selon les besoins les « cubes » sur le plateau arrière. L’autonomie en livraison est de 150 km.

Pvi 700 € par mois avec un engagement sur six ans

 

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Article extrait
du magazine N° 2510

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