Dominique Amirault, président de la Feef, s'explique sur les accords avec la distribution

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Quelques jours après la signature entre la Feef (qui regroupe plus de 600 PME) et le mouvement Leclerc, puis avec la FCD (Fédération du commerce et de la distribution), Dominique Amirault, président de la Feef, explique à LSA les raisons de tels accords. , 

Dominique Amirault, président de la Feef
Dominique Amirault, président de la Feef© DR

LSA : Que contient votre accord avec le mouvement E. Leclerc ?
Dominique Amirault : Leclerc est l’enseigne qui va le plus loin. C’est l’enseigne qui fait le plus de distinction entre le rapport de puissance et la dynamique commerciale. Ils sont à l’origine de la réflexion de la différenciation entre PME et multinationales. Avec eux, nous cherchons avant tout à obtenir des CDI en rayons et non des CDD. Nous avons besoin de nous inscrire dans la durée. Pour nos entreprises, il s’agit d’investissements lourds et nous avons besoin de visibilité. Leclerc s’engage, par exemple,  à développer la part des PME dans ses résultats.  Ce n’est pas à proprement parlé un accord juridique. Cet accord donne simplement des possibilités à nos adhérents. Il ouvre la voie. Mais ensuite, à chacun de tracer son chemin. Et en cas de conflits, un médiateur, le Monsieur PME chez Leclerc, sera là pour dénouer les situations complexes.

LSA : Et qu’en est-il de l’accord avec la FCD ?
Dominique Amirault : L’objectif est triple. Nous voulons d’abord que les variations des prix des matières premières soient mieux prises en compte. Cette question est très importante car la loi Hamon est finalement très jésuite. La fameuse clause de revoyure oblige seulement les industriels et les distributeurs à se rencontrer dans le cas d’une hausse brutale. En revanche, elle n’impose aucunement d’obtenir un résultat. Nous craignons donc que ces réunions ne servent à rien… Ensuite, nous souhaitons des relations approfondies entre les deux parties avec des rendez-vous fréquents. Enfin, le dernier point de l’accord concerne la médiation. Finalement, nous nous posons une question simple: pourquoi ne pas faire une sorte de serment d’Hippocrate que  l’on poserait dans tous les box d’achats de la grande distribution. Y figurerait les conseils et les quelques bonnes règles de savoir-vivre ensemble… Globalement, avec Leclerc comme avec la FCD, nous sommes dans l’approfondissement, dans le prolongement des accords déjà signés les années précédentes. 

Propos recueillis par Yves Puget

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