Dominique de Villepin devrait annoncer un relèvement du Smic au 1er janvier

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Alors que s'ouvre la première conférence sur l'emploi et les revenus qui rassemble le Premier ministre et les partenaires sociaux, son entourage laisse entendre un relèvement de Smic au 1er janvier.


C'est presque une réunion du type « accords de Grenelle » qui a lieu aujourd'hui à l'initiative de Dominique de Villepin, avec la présence des syndicats de salariés (CGT, FO, CFDT...) et du patronat (Medef, CGPME), pour la première conférence sur les revenus et l'emploi.

Le Premier ministre a rappelé le but de la conférence : « il faut répondre aux attentes d'une grande partie de la société française, les attentes de tous ceux qui travaillent et pourtant ont peur de l'avenir et de celui de leurs enfants, les attentes de ceux qui voudraient travailler à qui on ne propose rien et tous les Français qui aspirent à davantage de pouvoir d'achat ».

Si le Premier ministre a martelé que sa priorité absolue restait l'emploi, il entend aussi s'attaquer à «l'amélioration de la vie quotidienne des salariés » : « Le passage à l'euro a augmenté les prix des produits de première nécessité, le logement, les transports, les nouvelles dépenses pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages ».

Alors que la réunion va se tenir toute la journée dans le cadre du Centre d'analyse stratégique, le Premier ministre n'a pas indiqué dans son discours d'ouverture les mesures qu'il va prendre. Mais des discussions avec les partenaires sociaux ont eu lieu au cours des derniers jours, et des sources proches du dossier laissent entendre un relèvement du Smic au 1er janvier à la place du 1er juillet, des mesures en faveur du logement, du transport, un crédit d'impôt pour l'emploi de salariés à domicile.

L'entourage du Premier ministre évoque par ailleurs un encadrement plus strict des stages en entreprises, une extension des possibilités de stages à tous les jeunes qui le souhaitent et « pas seulement à ceux qui ont des relations », ainsi que des mesures en faveur des femmes « à temps partiel subi ».

Ces mesures auront évidemment un coût pour les entreprises, notamment dans le commerce où le temps partiel subi concerne 23 % des salariés, mais Dominique de Villepin n'a pas indiqué le montant des ressources que l'Etat pourrait allouer pour financer son plan.
Sylvain Aubril

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