Dominique Pennichault, chef boucher Monoprix Vaugirard : « L'agneau de pré salé a besoin d'être expliqué »

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INTERVIEWINTERVIEW Dominique Pennichault est le vainqueur du challenge de l'agneau gallois de pré salé.

LSA - Quels ont été les atouts de votre rayon boucherie pour ce challenge ?

Dominique Pennichault - Entre avril et octobre, mon équipe a vendu 1,2 tonne d'agneau de pré salé gallois [ce point de vente compte sept bouchers, NDLR]. Pour mettre davantage en avant cette viande, cet agneau était le seul présent au rayon traditionnel. Cette implantation est d'autant plus justifiée que le produit a besoin d'être expliqué au consommateur. Notre autre atout a été de faire des commandes régulièrement. À Vaugirard, nous bénéficions d'une clientèle d'habitués qui plébiscitent désormais ce produit. En semaine, on vendait plus de viandes à griller, comme des côtes, et le week-end, des plus grosses pièces à rôtir.

 

LSA - Le consommateur ne tique pas sur l'origine galloise de l'agneau ?

D. P. - C'est sûr, certains consommateurs sont sceptiques, d'où la nécessité de bien former notre personnel afin d'expliquer aux clients que l'agneau gallois est élevé dans les mêmes conditions que le produit français. Pour le décider, les animations et dégustations sont un excellent moyen, les ventes peuvent parfois doubler ces jours-là ! Le dernier atout de cet agneau est son prix : il est moins cher que le pré salé français.

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Article extrait
du magazine N° 2253

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