Donald Trump et Jeff Bezos (Amazon) : des ennemis jurés bientôt réconciliés ?

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Le président élu Donald Trump, a invité une grande partie des dirigeants de la Silicon Valley, mercredi 14 décembre dans la Trump Tower de Manhattan à New-York. Parmi les patrons invités figurerait notamment l'emblématique fondateur d'Amazon Jeff Bezos, avec qui les relations durant la campagne présidentielle ont été pour le moins tumultueuses. Récit.

Jeff Bezos, fondateur d'Amazon
Jeff Bezos, fondateur d'Amazon

Une rencontre au sommet. Plusieurs médias américains dont le Wall Street Journal, rapportent que le président-élu des Etats-Unis, Donald Trump, a convié quelques dirigeants des plus grandes entreprises technologiques américaines dans les locaux de la Trump Tower, à Manhattan, mercredi 14 décembre prochain. Parmi les invités feraient notamment partie les patrons d’Apple – Tim Cook-, de Microsoft – Satya Nadella-, de Google – Larry Page-, mais aussi Sheryl Sandberg -Facebook- et Jeff Bezos, CEO d’Amazon. Officiellement, aucun d’entre eux n’aurait confirmé leur participation à une telle rencontre, exception faite de la patronne du géant de l'informatique Oracle. Surtout, il en est un dont la rencontre avec Donald Trump interpelle de nombreux observateurs, il s’agit du patron d’Amazon.

En effet, durant la campagne présidentielle, Donald Trump n’a eu de cesse d’égratigner Amazon et de cibler en réalité Jeff Bezos, notamment au sujet de ce qu’il qualifie de situation de monopole au sujet du géant de l’e-commerce américain. Dans une interview accordée à la chaine conservatrice Fox News, Donald Trump a affirmé que Jeff Bezos, propriétaire du quotidien le « Washington Post », utilisait d’une part le journal comme un moyen d’influencer les politiciens à Washington afin qu’ils ne taxent pas comme ils le devraient l’e-marchand, et d’autre part comme un outil d’optimisation de la fiscalité d’Amazon. Soulignant par ailleurs que l’e-commerçant continuait de perdre beaucoup d’argent, alors même qu’Amazon dégage une rentabilité –faible certes- depuis plusieurs trimestres.

Jamais avare de commentaires en tout genre sur Twitter – le fondateur du réseau social Jack Dorsey a récemment qualifié de « compliqué » la relation que le candidat-élu entretient avec Twitter -, Donald Trump s’était notamment fendu d’un tweet en décembre dernier dans lequel il affirmait que « Si Amazon payait ses impôts dans les règles, ses stocks s’écrouleraient et l’entreprise s’effondrerait comme un château de carte ».


Ce à quoi Jeff Bezos avait répondu en le menaçant de l’envoyer dans l’espace avec l’aide de l’une des fusées développées par l’entreprise qu’il a fondé dans les années 2000, « Blue Origin » : « Nous lui réservons toujours un siège sur une fusée Blue Origin » - #sendDonadltospace, littéralement : ‘envoyer Donald dans l’espace’.

L’affaire aurait pu en rester là, mais c’était sans compter sur la pugnacité de deux personnalités hors du commun et quelques semaine plus tard, lors d’un déplacement au Texas, Donald Trump déclarait : « Faites-moi confiance, si je deviens président, oh ils vont en avoir des problèmes », faisant-là référence à Jeff Bezos et Amazon. Ce dernier avait alors riposté, désignant les propos de Donald Trump comme étant inappropriés pour un président, et que le personnage était par ailleurs, « une menace pour la démocratie ».

Toutefois, le patron d’Amazon a bien été forcé de changer de ton quand le résultat de la présidentielle est tombé, confirmant la victoire de Donald Trump. Il a alors tweeté dans la foulée « Mes félicitations à Donald Trump. Je lui souhaite du succès dans sa démarche de servir le pays ».

S’il est impossible de prédire ce que seront les relations à venir entre le président américain et l’e-commerçant numéro un aux Etats-Unis, une chose est certaine, Jeff Bezos n’est pas le seul dirigeant d’un géant du Web à avoir pris position face à Donald Trump. Une grande partie des entreprises de la Silicon Valley - Mark Zuckerberg s'est insurgé de sa politique d'immigration - ayant en effet au moins affiché leur soutien à la candidate du parti démocrate, Hillary Clinton.

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