Marchés

Doux : la Barclays devrait devenir majoritaire le 10 septembre

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Selon des informations obtenues à l'issue du comité central d’entreprise qui s’est tenu à Chateaulin (Finistère) hier, la banque Barclays va prendre la majorité du capital de Doux le 10 septembre.

Michel Léonard
Michel Léonard©

Avec l’accord de la famille Doux, la banque qui détient une créance de 140 millions d’euros va transformer celle-ci en parts de capital de la holding Doux et devrait détenir 80 % de ce capital. Malgré les rebondissements multiples qui ont été envisagés pour la reprise de Doux, et les déclarations politiques, c’est au final le retour à la case départ qui se profile.

la part des familles et de la BNP sera diluée

Le maintien de la famille Doux à la tête de l’entreprise et une entrée de la banque au capital n’est pas illogique : l’offre de reprise de Sofiprotéol-Glon Sanders ne valorisait le groupe Doux qu’à hauteur de 65 millions d’euros. La Barclays met donc plus du double sur la table. Au passage, la part des familles Doux sera diluée, mais aussi celle de BNP Paribas qui est actuellement de 20 %. « La question qui se pose n’est pas que la transformation de la dette en haut de bilan, c’est aussi de savoir si l’entreprise aura assez de trésorerie pour continuer à fonctionner. Ce n’est pas impossible », s’interroge un expert.

Une nouvelle offre pour le frais de Doux

Le nouveau directeur général de Doux, Michel Léonard, avait révélé dans une interview à Ouest-France fin juillet que l’entreprise disposait du cash nécessaire jusqu’à la fin de l’année, « grâce à 10 millions de la Barclays, 12 millions d’un client saoudien et 3 millions de Factor ». Autre rebondissement, la cession du pôle frais au cinq repreneurs n’est pas encore actée tant que le tribunal de commerce de Quimper ne s’est pas prononcé et Jean-Charles Doux, fils du fondateur et actionnaire du groupe, a déposé une offre de reprise partielle de ce pôle via une société, « SAS Doux », qui vient désormais concurrencer les autres offres.

Subventions européennes

Nul ne sait à date quelles sont les meilleures propositions du point de vue social, industriel et financier. Pour l’heure, le groupe Doux, s’il réduit son effectif et se déleste de sites industriel, n’en conserve pas moins l’actif immatériel que sont les marques Doux et Père Dodu, ainsi que son portefeuille de clientèle tant en France qu’à l’export, notamment en Arabie Saoudite où il est archi-leader pour les poulets surgelés. Cette activité est largement soutenue par les subventions européennes puisque Doux figure en tête dans ce domaine avec 60 millions d’euros.

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