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Doux : le point sur les pistes envisagées

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Ce mardi 9 octobre, un bilan d’étape était réalisé par les administrateurs du dossier Doux. Il en résulte que l’activité du Doux se poursuit, et la période d’observation jusqu’au 30 novembre pour les pôles export et élaborés est confirmée.

DOUX
DOUX© photos dr

Depuis cette annonce le 9 octobre dernier, déclarations et suspicions ont nourri les possibles pistes qui commencent à se dessiner pour l’avenir du volailler.

Six mois de surcis ?

Maitre Lantourne, avocat du groupe Doux, a émis la possibilité d’un report de la durée d’observation de six mois pour les deux pôles encore en redressement judiciaire : « On entre maintenant dans l'étape de restructuration industrielle, de plans d'investissements, de redéploiements, a-t-il expliqué, les chiffres donnés aujourd'hui par les experts comptables sont des chiffres qui démontrent la rentabilité du groupe et sa capacité d'une part à financer ses investissements et deuxièmement à payer son passif", a-t-il souligné, précisant aussi que la dette globale du groupe avoisinait les 340 millions d'euros.

Développement de l’export

Doux compte développer une nouvelle gamme de produits au sein de son pôle produits élaborés, réaliser des investissements industriels et développer son pôle export, a indiqué maître Lantourne. Cette dernière activité est pour le moment la plus rentable pour Doux, qui bénéficie de nombreuses aides communautaires.

Sites et emplois en suspens

Les syndicats de leur côté ont davantage mis l’accent sur les sites en sursis et les licenciements à prévoir « au moins une centaine à terme », a précisé l’un d’entre eux. Selon Nadine Hourmant, délégué centrale FO, une partie des licenciements pourrait toucher la partie administrative, située au siège à Châteaulin (29).

L’avenir de certains sites semble aussi compromis. Le journal des entreprises cite l’entrepôt frigorifique basé à Brest (2 salariés) , l’usine de Pierre Dodu à Kergonan qui produit de la Viande séparée mécaniquement (24 salariés) et la section « charcuterie » de l’usine de Quimper « est également susceptible d’être mise à l’arrêt d’ici la fin de l’année 2012 » dévoile le site . « Il n’y a pas assez de volumes pour que l’activité soit rentable », explique le syndicaliste.

A la recherche de liquidités

Enfin, une usine de transformation de déchets de volaille en farine animale, située à Châteaulin, est aussi sur la sellette. « Bien qu’elle soit rentable, elle ne fait pas partie du périmètre central d’activité du groupe et permettrait de récupérer des « liquidités », explique encore les syndicats. Le groupe espère en récupérer 15 millions d’€.

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